En France, plus de 5 700 décès en excès après la vague de chaleur, le pays frappé par des incendies majeurs

La France a rapporté 5 764 cas de mortalité en excès suite à la vague de chaleur de juin. Cela intervient alors que de vastes régions du sud de l’Europe continuent d’être touchées par une nouvelle période de températures extrêmes. Le pays a également été secoué par deux grands incendies, dont l’un à Bordeaux, qui a coûté la vie à deux pompiers.

L’Agence nationale de santé publique de France a indiqué avoir enregistré 5 764 cas de mortalité en excès « entre le 17 juin et le 2 juillet », représentant une augmentation de 36 % de la mortalité. « Plus de la moitié de ce nombre total, qualifié de « sans précédent », a été enregistré entre le 25 et le 27 juin. Les décès de personnes âgées de 75 ans et plus représentaient environ les deux tiers de cette mortalité supplémentaire », a précisé l’agence. Durant ces jours, la température en France a atteint 42 degrés, et le pays n’était pas préparé à une telle chaleur : de nombreux bâtiments ne disposent pas de climatisation, et les ventilateurs portatifs étaient en rupture de stock dans les magasins.

TOP  La guerre au Moyen-Orient propulse la consommation mondiale de charbon vers un record de 8,94 milliards de tonnes

Les personnes décédées entre le 17 juin et le 2 juillet sont mortes de « diverses causes », et aucun de ces cas n’a encore été officiellement attribué à la chaleur, a souligné l’organisme. L’été dernier, la France avait également enregistré un niveau élevé de mortalité en excès — 5 722 cas. Cependant, les chiffres de cette année demeurent inférieurs à ceux de la vague de chaleur record de 2003. À l’époque, du 1er au 20 août, la chaleur extrême avait causé plus de 15 000 décès supplémentaires en France, provoquant une crise majeure pour le système de santé et conduisant à la mise en place du système moderne d’alertes météorologiques. À cette période, il avait même fallu installer des morgues temporaires dans des tentes.

Incendies majeurs et évacuations

Plusieurs incendies de forêt majeurs continuent de se propager en France. L’incendie en Gironde a contraint les autorités à intensifier l’évacuation de la population. À ce jour, 8 800 personnes ont quitté leurs foyers. « Les conditions sont défavorables », a déclaré le préfet, annonçant de nouvelles évacuations. Le foyer de l’incendie est situé à seulement 300 mètres des habitations à Lege-Cap-Ferret. La préfecture de Gironde a ordonné l’évacuation préventive du complexe de vacances VVF, du camping « Embruns » et du complexe « Domaine du Ferret », situés à Claouey près de la forêt.

TOP  La princesse Astrid de Norvège est décédée à 94 ans, deux jours après les obsèques de son frère, le roi Harald

Au moins 700 pompiers luttent contre l’incendie en Gironde. Ce dernier, qui a débuté mercredi midi à Saumos, a atteint Le Porge, puis s’est propagé vers Lege-Cap-Ferret, engloutissant rapidement une dense forêt de pins. Au total, environ 20 000 personnes ont été évacuées depuis mercredi soir. Une maison isolée a été détruite. Pour combattre l’incendie, 6 avions Vector, 2 avions amphibies Canadair et 1 avion Dash ont été déployés. Les autorités ont appelé les conducteurs à éviter la zone de l’incendie afin de ne pas entraver le travail des secours. Il n’y a pas d’informations sur d’autres victimes pour le moment.

La métropole de Bordeaux apporte une aide aux habitants évacués. Pour eux, 255 lits ont été préparés et le pavillon 3 du centre d’exposition a été ouvert. Six membres de la réserve civile municipale et des volontaires de la Croix-Rouge ont également été mobilisés. Après la mort de deux pompiers en Gironde, les autorités ont appelé les habitants à ne pas utiliser de barbecues dans les zones touchées par la chaleur.

TOP  Une petite ville française de moins de 10 000 habitants a subi près de 269 000 tentatives de cyberattaques en une semaine

De nouveaux foyers d’incendie sont possibles aujourd’hui dans la journée et dans la région du Var, au sud du pays, où un grand incendie fait également rage. Les habitants sont invités à limiter au maximum leurs déplacements. Selon le préfet, l’incendie dans la région de Gros-Beaumont est sous contrôle, mais en raison du renforcement du vent Mistral, les conditions météorologiques restent très défavorables. Environ 700 pompiers, 2 avions Canadair, 2 avions Air Tractor, un avion Dash 8 et plus de 200 gendarmes ont été mobilisés pour éteindre l’incendie.

Les transports maritimes depuis Arcachon et Le Muy sont annulés jusqu’à nouvel ordre. L’Union des marins d’Arcachon (UBA) a indiqué que « tous les transports maritimes depuis Arcachon et Le Muy vers Cap-Ferret, Le Canon et Andernos sont annulés jusqu’à nouvel ordre ». Cependant, les traversées depuis Cap-Ferret vers Arcachon restent disponibles pour permettre aux habitants de la partie nord du bassin d’atteindre la partie sud.

Source : Clarín