Une inondation meurtrière avec des flots de boue au Népal a coûté la vie à au moins 19 personnes, et les autorités du pays ne peuvent pas localiser 384 touristes, dont la majorité sont des étrangers.
Parmi les touristes disparus, il y a 291 étrangers et 93 citoyens népalais. Selon les autorités locales, les flots d’eau boueuse ont coûté la vie à au moins huit personnes au Népal mercredi.
Les médias d’État chinois ont rapporté «de nombreuses victimes» du côté chinois de la frontière, au Tibet, à cause de l’inondation qui s’est produite tôt mercredi matin. Le président chinois Xi Jinping a ordonné de «mobiliser tous les moyens» pour sauver les victimes et minimiser les pertes humaines après la tragédie qui s’est produite vers 10:30 du matin (02:30 GMT) au poste frontalier de Gyirong.
Opérations de sauvetage et menace d’une nouvelle inondation
L’armée népalaise a déployé des ressources importantes, y compris plusieurs hélicoptères, et a rapporté avoir sauvé au moins 21 personnes. Un représentant des autorités locales, Kaflé, a informé l’AFP que «les inondations sont massives et ont probablement affecté de nombreuses zones peuplées», ajoutant que l’évaluation des dégâts est en cours.
Le Premier ministre du Népal, Balendra Shah, a annoncé sur les réseaux sociaux la convocation d’une réunion d’urgence du Bureau national de gestion des catastrophes. Selon Qiangong Zhang, scientifique au Centre international pour le développement intégré des montagnes (ICIMOD) à Katmandou, l’inondation «a été causée par une avalanche de glace tombée dans la rivière Lhende, mais sa cause exacte doit encore être confirmée».
Le barrage, causé par l’avalanche dans la rivière, est resté en place, donc «une deuxième inondation pourrait se produire», a averti Qiangong Zhang. Le poste frontalier de Gyirong, situé dans l’Himalaya, est un important point de passage terrestre entre la Chine et le Népal. Cette région souffre régulièrement de glissements de terrain et d’inondations pendant la saison des pluies estivales.
Le président chinois Xi Jinping, cité par les médias d’État, a déclaré que «la priorité absolue est de mobiliser toutes les ressources pour rechercher et sauver les disparus, évacuer et reloger les habitants des zones dangereuses, soigner rapidement les blessés et minimiser les pertes humaines».
Source : Le Figaro



