La dirigeante d’extrême droite française Marine Le Pen a déclaré jeudi que les dirigeants d’entreprise n’avaient aucune raison de s’inquiéter des plans politiques du « Rassemblement National » à la veille des premiers débats présidentiels de la campagne.
Auparavant dans la journée, les actions des principales entreprises françaises avaient atteint leur niveau le plus bas du mois, les investisseurs s’inquiétant du budget à venir et des risques politiques avant les élections de l’année prochaine. « Les entrepreneurs qui ont pris le temps d’étudier les propositions du Rassemblement National n’ont aucune raison de s’inquiéter des mesures que nous proposons », a déclaré Marine Le Pen en arrivant aux débats lors de la rencontre annuelle du MEDEF, la fédération des dirigeants d’entreprise français.
Les sondages d’opinion prévoient de manière constante que Marine Le Pen, anti‑immigration et eurosceptique, remportera le premier tour des élections en avril avec une avance significative et a de fortes chances de l’emporter au second tour en mai. Les derniers sondages suggèrent que son adversaire au second tour pourrait être le dirigeant d’extrême gauche Jean‑Luc Mélenchon. Par ailleurs, d’autres sondages indiquent une possible qualification au second tour de l’ancien Premier ministre centriste Édouard Philippe.
La France face à une bataille budgétaire et aux inquiétudes des investisseurs
Entre‑temps, la France sera confrontée à une bataille budgétaire annuelle particulièrement difficile dans les mois à venir, alors que les partis politiques se disputent les positions avant les élections présidentielles et que les investisseurs inquiets recherchent des signes que Paris pourra retrouver le contrôle des finances publiques. Le gouvernement minoritaire du Premier ministre Sébastien Lecornu doit fixer l’objectif de déficit pour 2027 dans les semaines à venir et soumettre un projet de loi au Parlement avant le 6 octobre.
Un sondage OpinionWay, réalisé pour le MEDEF, montre que 82 % des entrepreneurs évaluent de manière pessimiste l’impact de la politique du prochain président sur l’économie — indépendamment de qui il sera. Jean‑Luc Mélenchon, Édouard Philippe, l’ancien Premier ministre centriste Gabriel Attal et le candidat de centre‑gauche Raphaël Glucksmann participeront également aux débats.



