Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a déclaré lundi au ministre russe des Finances Anton Silouanov que Washington n’accorderait à Moscou aucune concession économique ni ne conclurait d’accords séparés tant que la Russie n’aurait pas mis fin à la guerre contre l’Ukraine, a indiqué une source à Reuters.
La rencontre entre Scott Bessent et Anton Silouanov a eu lieu en marge du sommet des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G20 à Asheville, en Caroline du Nord. Les États‑Unis assurent actuellement la présidence tournante du G20.
La visite inattendue d’Anton Silouanov, qui participait pour la première fois en personne à un événement du G20 depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, a immédiatement suscité des critiques de la part de responsables européens. « La présence ici du ministre russe des Finances envoie un signal que je juge préoccupant », a déclaré aux journalistes le ministre allemand des Finances Lars Klingbeil.
M. Klingbeil a ajouté qu’il aurait préféré entendre une position claire des États‑Unis indiquant que M. Silouanov ne serait pas autorisé à participer à de tels événements en tant qu’invité permanent.
Discussions sur le plan de paix et position de la Maison-Blanche
Auparavant, un responsable américain avait indiqué à Reuters que la rencontre entre Scott Bessent et Anton Silouanov avait porté sur le plan de paix du président Donald Trump concernant l’Ukraine. Le ministère russe des Finances a, pour sa part, déclaré que les responsables avaient discuté de la coopération économique dans le cadre du G20.
Cependant, lorsque M. Silouanov a tenté d’aborder des domaines d’intérêt commun, M. Bessent l’a interrompu en soulignant que « rien ne peut être envisagé tant que la guerre ne sera pas terminée », a précisé la source.
Interrogé sur la présence de M. Silouanov, le porte‑parole de la Maison‑Blanche Kush Desai a déclaré à l’AFP que l’administration Trump travaillait avec la Russie à la conclusion d’un accord de paix qui « mettrait fin à l’effusion de sang sans fin que le président a fermement condamnée ».
Kush Desai a ajouté : « Le président et l’administration ne reculeront jamais devant des discussions avec ceux avec qui nous devons parler pour atteindre cet objectif ». Il a poursuivi : « C’est précisément ce sur quoi nous travaillons ici, au G20 ».
Source : The Moscow Times



