La ministre des Affaires étrangères irlandaise Helen McEntee a déclaré que l’Irlande devait se préparer à un éventuel vote sur la réunification de l’Irlande du Nord. Elle a appelé à se préparer à un possible référendum, comme on désigne le processus de décision sur la réunification.
Parallèlement, le Premier ministre britannique Andy Burnham insiste sur le fait que la question de la réunification « n’est pas à l’ordre du jour ». La question d’un tel vote est controversée tant au Royaume-Uni qu’en Irlande, qui sont les co‑garants de l’accord de paix des années 1990. Cet accord a largement mis fin aux violences intercommunautaires entre les unionistes britanniques et les nationalistes irlandais en Irlande du Nord.
Conditions de tenue du vote et opinion publique
Un vote ne peut être convoqué que par le secrétaire d’État britannique pour l’Irlande du Nord si « il semble probable » qu’une majorité de la population de la région soutienne la réunification. Cela est prévu par l’Accord du Vendredi Saint.
Le soutien à la réunification de l’Irlande en Irlande du Nord augmente, en particulier parmi les jeunes électeurs. Cependant, les derniers sondages indiquent qu’il n’y a pas encore de majorité claire en faveur de la réunification.
Le Premier ministre irlandais Mícheál Martín, qui dirige le Fianna Fáil — partenaire de coalition du Fine Gael — a récemment déclaré que les discussions sur l’unité « le rendent fou ». Selon lui, le soutien public à la tenue d’un tel vote reste insuffisant.
Le ministre des Affaires étrangères britannique Ed Miliband a déclaré aux journalistes à Wicklow, où il était présent en tant qu’invité à une réunion : « Nous soutenons fermement l’Accord du Vendredi Saint ». Il a refusé de commenter les déclarations de McEntee.
Source : South China Morning Post



