Les pays du Golfe ne peuvent plus compter exclusivement sur les États-Unis pour assurer leur sécurité et doivent renforcer leur autonomie, estime le Qatar après six mois de guerre au Moyen-Orient. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed al-Ansari, a souligné que si l’alliance stratégique avec les États-Unis reste essentielle, elle ne suffit plus.
« Nous devons prendre conscience, dans le Golfe, que la présence de forces internationales dans la région et l’alliance stratégique avec les États-Unis sont très importantes, mais insuffisantes », a déclaré Majed al-Ansari en marge du forum Hili, une plateforme régionale de dialogue stratégique. Selon lui, l’autonomie en matière de sécurité est la seule voie à suivre, car malgré le besoin de partenaires et d’alliés, la région ne peut pas dépendre uniquement d’eux.
Dialogue avec l’Iran et stabilité régionale
Le Qatar joue un rôle de médiateur entre Téhéran et Washington, bien qu’il ait lui-même été la cible d’attaques de la part de l’Iran. La République islamique a mené des offensives contre des installations américaines dans les pays voisins et contre des infrastructures énergétiques dans le Golfe en représailles aux bombardements des États-Unis sur son territoire. Les pays de la région, alliés de Washington, accueillent de nombreuses bases américaines sur leur sol.
Lors de ce même forum à Abou Dabi, les Émirats arabes unis ont plaidé pour un rétablissement de la confiance avec l’Iran. Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des EAU, a insisté sur le fait que le dialogue avec l’Iran doit être ambitieux et dépasser les problèmes actuels pour aborder des questions stratégiques plus larges concernant l’ensemble de la région du Golfe : sécurité, liberté de navigation, non-ingérence et coopération économique. « La confiance est une montagne qu’il faut gravir, mais elle en vaut la peine », a ajouté Anwar Gargash.
Source : Clarín



