ONU : le réacteur nucléaire secret de l’ère Bachar el-Assad en Syrie était presque terminé

Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le réacteur nucléaire syrien non déclaré, dont la construction a été menée sous l’ère de l’ancien dirigeant Bachar el-Assad, était « presque terminé ». Pour le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, la construction d’un tel réacteur constitue une « étape très importante » dans tout programme d’armement nucléaire. L’agence a communiqué ces informations le lundi 7 septembre.

Le mois dernier, des inspecteurs de l’AIEA ont visité deux sites : l’un à Deir ez-Zor et l’autre dans un lieu différent, signalé à l’agence par les autorités syriennes. Le rapport de l’AIEA indique que l’ancien gouvernement syrien était engagé dans la construction d’un réacteur nucléaire. Bachar el-Assad a été évincé du pouvoir en décembre 2024.

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L’AIEA a découvert le réacteur et des matières nucléaires

Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a déclaré qu’« il est évident que l’ancien gouvernement a mené une série » d’activités secrètes. Selon lui, les caractéristiques techniques du réacteur indiquent qu’il était très efficace pour la production de matières fissiles, pouvant être directement utilisées pour la fabrication d’armes nucléaires.

Des fouilles sont actuellement en cours sur le site du réacteur. Rafael Grossi a souligné que l’installation était « presque terminée » et se trouvait à un stade de construction très avancé. Il a également affirmé qu’il est tout à fait possible, et que l’on ne peut exclure, que les autorités syriennes de l’époque aient procédé à des explosions pour entraver une éventuelle enquête.

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Outre le réacteur, l’AIEA a découvert une usine de production de combustible nucléaire, où celui-ci était fabriqué pour le réacteur, ainsi qu’un lieu de stockage de combustible nucléaire, de débris d’uranium et de déchets. Le rapport de l’agence fait état d’environ 73 tonnes d’uranium naturel métallique.

Les liens de la Syrie avec la Corée du Nord et le dossier nucléaire

Rafael Grossi a salué la « décision courageuse » de Damas de signaler ce site jusqu’alors non déclaré. Dès 2011, l’AIEA avait affirmé que le site de Deir ez-Zor était « très probablement » un réacteur nucléaire. À l’époque, l’agence avait également rapporté que les informations disponibles indiquaient une aide possible de la Corée du Nord dans sa construction.

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Lundi, Rafael Grossi a déclaré que la question de la poursuite de l’enquête sur d’éventuels liens avec la Corée du Nord devait être tranchée par le conseil des gouverneurs de l’AIEA, l’agence n’ayant pas reçu de mandat spécifique à ce sujet pour le moment.

Le conseil de l’AIEA devrait voter cette semaine un projet de résolution prévoyant la clôture du dossier nucléaire syrien. Parallèlement, l’agence poursuivra sa coopération avec la Syrie afin de garantir la sécurité des matières nucléaires et de communiquer les résultats de ses travaux.

Source : Channel NewsAsia