Mercredi 9 septembre, l’Iran a revendiqué une attaque contre 10 navires près du détroit d’Ormuz, en représailles à la destruction par les États-Unis de cinq pétroliers iraniens. Il s’agit de la plus vaste série d’attaques mutuelles contre des navires signalée depuis le début de cette guerre vieille de six mois. Dans ce contexte, le prix du baril de pétrole de référence Brent a dépassé les 100 $, tandis que le prix moyen du diesel aux États-Unis a atteint le niveau record de 5,94 $ le gallon.
Outre ces incidents en mer, l’Iran a fait état d’une attaque par missiles balistiques contre une base utilisée par les troupes des États-Unis en Jordanie. Selon la Jordanie, sa défense antiaérienne a intercepté 18 des 20 missiles. Un responsable américain a déclaré que les frappes iraniennes avaient été inefficaces et que tout le personnel militaire américain était en sécurité.
Escalade dans le détroit d’Ormuz
Le Commandement central des forces armées des États-Unis (CENTCOM) a affirmé que les attaques américaines contre les pétroliers iraniens répondaient aux actions du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), qui avait visé à deux reprises un navire de guerre de l’US Navy avec des missiles balistiques en l’espace de deux jours. Washington a annoncé une nouvelle politique de frappes contre les pétroliers iraniens en réponse aux menaces pesant sur ses navires. Le secrétaire d’État Marco Rubio, en visite en Colombie, a averti : « L’Iran continue de tenter d’attaquer des navires de l’US Navy, et pour chaque tentative de ce type, ils perdront des pétroliers ».
Le CGRI a confirmé avoir mené une frappe de missiles sur une base dans la région d’Al-Azraq en Jordanie, et a également fait état d’une attaque contre deux navires américains et huit pétroliers dans la zone du détroit d’Ormuz, que l’Iran a déclaré fermée. L’agence britannique de sécurité maritime UKMTO a signalé avoir reçu des informations concernant plusieurs navires marchands endommagés dans la partie nord du golfe Persique et du golfe d’Oman. L’agence n’a toutefois pas été en mesure de confirmer des pertes humaines ou des conséquences environnementales.
Combats au Yémen et en Arabie saoudite
Parallèlement, le conflit entre l’Arabie saoudite et les Houthis au Yémen s’est intensifié. Mardi, les Houthis ont attaqué quatre villes d’Arabie saoudite, provoquant des incendies majeurs sur des installations pétrolières. Selon les autorités saoudiennes, 73 personnes ont été blessées.
Le gouvernement du sud du Yémen, soutenu par l’Arabie saoudite, a lancé une offensive multidirectionnelle sur les territoires contrôlés par les Houthis. Les Houthis affirment que les frappes aériennes saoudiennes ont fait un nombre important de victimes.
À l’heure actuelle, l’Iran a considérablement restreint la navigation dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitait un cinquième du pétrole mondial avant la guerre. Au cours des dernières 24 heures, seuls six navires ont traversé le détroit avec leurs transpondeurs activés, malgré le blocus des ports iraniens imposé par les États-Unis.
Source : Channel NewsAsia



