Israël et le Maroc renforcent leurs liens et préparent de nouveaux accords économiques

Israël et le Maroc ont convenu d’approfondir leurs relations bilatérales, notamment en rétablissant les liaisons aériennes directes et en ouvrant des ambassades, poursuivant ainsi la mise en œuvre de l’accord de normalisation conclu lors du premier mandat présidentiel de Donald Trump. Dans une déclaration commune avec les États-Unis publiée mercredi, les deux parties ont indiqué qu’elles discutaient également d’une coopération économique et commerciale accrue.

Israël et le Maroc s’efforcent de finaliser, d’ici fin 2026, des accords sur la protection des investissements et l’élimination de la double imposition. Les deux pays espèrent également rétablir les vols directs dans les mêmes délais.

Normalisation des relations et commerce

Fin 2020, le Maroc a rejoint les Émirats arabes unis et le Bahreïn dans la normalisation de ses relations avec Israël, dans le cadre des Accords d’Abraham. En contrepartie, les États-Unis ont soutenu les revendications de souveraineté du Maroc sur le territoire disputé du Sahara occidental, riche en ressources naturelles.

Selon le Fonds monétaire international, le volume des échanges commerciaux entre Israël et le Maroc est passé d’un niveau quasi nul avant les Accords d’Abraham à 508 millions de dollars en 2024. Toutefois, il a reculé de 23 % en 2025.

Des liens maintenus malgré le conflit régional

Malgré des manifestations sporadiques au Maroc en réaction à la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza, les autorités marocaines continuent de développer leurs liens avec Israël dans les domaines de la défense, de l’agriculture et d’autres secteurs. Les projets initiaux visant à élever la représentation diplomatique au rang d’ambassade ont été reportés en raison du fort soutien de l’opinion publique marocaine à la cause palestinienne.

Le Maroc espère que ce rapprochement avec Israël l’aidera à développer sa propre industrie de défense et à acquérir davantage d’équipements militaires israéliens. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de conflit de basse intensité avec les rebelles au Sahara occidental et de tensions croissantes avec son principal rival, l’Algérie, qui critique fermement les Accords d’Abraham.

Source : Bloomberg