Le dragueur de mines allemand Fulda se dirige vers la Méditerranée en prévision d’une mission dans le détroit d’Ormuz

Le dragueur de mines allemand Fulda se dirige vers la Méditerranée en vue d'une mission potentielle dans le détroit d'Ormuz. L'Allemagne se prépare à participer à une opération internationale de sécurisation des routes commerciales, sous réserve de l'approbation parlementaire.

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Le dragueur de mines allemand Fulda a quitté la base navale de Kiel-Wik, en mer Baltique, pour se diriger vers la Méditerranée, en prévision d’une éventuelle mission dans le détroit d’Ormuz, stratégiquement crucial. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des préparatifs de l’Allemagne en vue d’une participation potentielle à une opération internationale visant à sécuriser l’une des routes commerciales les plus vitales du monde.

Dans un premier temps, le Fulda sera intégré à un groupe de lutte contre les mines de l’OTAN en Méditerranée. Le navire est équipé de matériel hautement spécialisé pour la détection et la destruction des mines marines, ce qui pourrait apporter un soutien considérable aux opérations de déminage de l’OTAN. Cependant, ce soutien est conditionné par le respect des exigences allemandes concernant la participation à l’opération internationale dans le détroit d’Ormuz et un positionnement plus favorable du Fulda.

Déclarations de Merz et situation régionale

Le conflit entre les États-Unis et Israël d’une part, et l’Iran d’autre part, débuté le 28 février, a suscité des soupçons quant à l’utilisation de mines par le régime de Téhéran. Ces actions viseraient à entraver le passage des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, ce qui a déjà provoqué une flambée des prix du pétrole et du gaz naturel liquéfié sur le marché mondial.

Le chancelier allemand Friedrich Merz a maintes fois déclaré que l’Allemagne serait prête à contribuer à la conclusion d’un accord de paix, mais seulement après la fin du conflit iranien. Dimanche soir, Merz a réaffirmé sa position lors de l’émission ARD « Caren Miosga ». Il a personnellement assuré le président américain Donald Trump de la position de l’Allemagne lors de sa dernière visite et lors d’entretiens téléphoniques, soulignant que la guerre a désormais un impact significatif sur l’Allemagne, et que le pays aspire à sa fin et propose son aide.

L’expérience allemande en déminage et le contrôle parlementaire

La marine allemande possède une vaste expérience en matière de déminage, continuant de neutraliser d’anciens engins datant de la Seconde Guerre mondiale, principalement en mer Baltique. L’Allemagne dispose de dix dragueurs de mines, équipés de drones modernes et de plongeurs-démineurs spécialement formés. Ces capacités ont consolidé la réputation de l’Allemagne en tant que leader international dans le domaine du déminage, un secteur où peu d’autres pays opèrent, et au sein de l’OTAN, cette expertise est considérée comme une compétence rare et précieuse.

La décision finale concernant un déploiement armé, tel que la mission navale dans le détroit d’Ormuz est considérée, sera prise par le Parlement allemand. Tout déploiement armé des forces armées allemandes (Bundeswehr) à l’étranger doit être conforme à la Loi fondamentale allemande et aux décisions de la Cour constitutionnelle fédérale. La mission ne peut être approuvée que dans le cadre d’un « système de sécurité collective », tel que l’Organisation des Nations unies, l’alliance défensive de l’OTAN ou l’Union européenne. Le Parlement doit être informé, débattre et finalement approuver le mandat de déploiement, qui définit la mission exacte de la Bundeswehr, les moyens militaires, le théâtre d’opérations, le nombre total de troupes et la durée de la mission.

Source : Deutsche Welle

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