Des anticorps découverts pourraient servir de base à un vaccin ou à un traitement contre le virus du Nil occidental

Efficacité des anticorps W010 et W014 Lors du clonage des anticorps en laboratoire, l'un d'eux, nommé W010, a été identifié.

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Des chercheurs ont découvert des anticorps susceptibles de servir de fondement au développement d’un vaccin ou d’un traitement contre le virus du Nil occidental, une maladie transmise par les moustiques, pouvant provoquer une inflammation aiguë du cerveau et entraîner la mort.

Un rapport publié dans le journal «Immunity» a révélé qu’en étudiant des échantillons de sang de patients guéris de la maladie, les scientifiques ont identifié des anticorps capables d’ouvrir la voie à un nouveau traitement contre ce virus.

Efficacité des anticorps W010 et W014

Lors du clonage des anticorps en laboratoire, l’un d’eux, nommé W010, a été identifié. Cet anticorps reconnaît une protéine présente à la surface du virus et l’attaque. Cette protéine permet au virus de se fixer aux cellules de l’hôte et de les infecter.

L’anticorps W010 a démontré sa capacité à protéger les souris avant l’infection par le virus du Nil occidental, ainsi que pendant cinq jours après l’infection.

Un deuxième anticorps, W014, s’est révélé efficace non seulement contre le virus du Nil occidental, mais aussi contre des virus similaires, tels que le virus de l’encéphalite japonaise et le virus Usutu.

Perspectives de développement de contre-mesures médicales

Les chercheurs ont déclaré que l’identification de ces anticorps, ainsi que la découverte des points vulnérables qu’ils ciblent dans les virus, ouvrira la voie au «développement de contre-mesures médicales contre des maladies graves qui n’ont pas encore de solutions médicales suffisantes dans le monde».

Actuellement, il n’existe aucun traitement spécifique contre le virus du Nil occidental ni de vaccin approuvé. Les résultats de l’étude mettent en lumière les faiblesses du virus, ce qui pourrait contribuer au développement d’un traitement ou d’un vaccin. L’étude pourrait également orienter les interventions thérapeutiques pour un plus large éventail de virus responsables d’encéphalite.

Source: Sky News Arabia