Le soutien au capitalisme parmi les Américains a diminué au cours des 10 dernières années, selon un nouveau sondage publié mercredi par The Wall Street Journal et le NORC Research Center. Dans ce sondage, 48 pour cent des répondants estiment que le capitalisme américain fonctionne « très bien » ou « assez bien », tandis que 51 pour cent le jugent « pas très bien » ou « très mal ».
Selon The Journal, en 2015, environ 37 pour cent des personnes interrogées pensaient que le capitalisme ne fonctionnait pas du tout bien. Ces résultats s’inscrivent dans un contexte de montée en puissance du mouvement démocratique-socialiste, après des victoires clés lors des primaires à New York, au Colorado, à Washington et en Californie l’année dernière.
L’influence des corporations et le rôle du gouvernement
En outre, 52 pour cent des répondants estiment que le pouvoir des corporations et des propriétaires d’entreprises nuit aux consommateurs et aux travailleurs, et que « le gouvernement devrait faire plus pour limiter l’influence des corporations ». Environ 45 pour cent des personnes interrogées pensent que « l’Amérique réussit grâce au respect des marchés libres » et que « lorsque les gouvernements interviennent dans les affaires ou cherchent à posséder des entreprises privées, ils affaiblissent l’Amérique ».
Le soutien aux socialistes et la cote de Trump
Un sondage séparé de The Economist/YouGov, publié à la fin du mois dernier, a révélé que près d’un Américain sur trois se dit prêt à soutenir un socialiste démocratique lors des élections. Ces sentiments coïncident également avec une augmentation des préoccupations des électeurs concernant l’accessibilité et une baisse de la cote d’approbation du président Donald Trump.
Selon la moyenne des sondages de Decision Desk HQ, la cote d’approbation du président est de 41,4 pour cent à midi jeudi, tandis que sa cote de désapprobation atteint 55 pour cent. Le sondage The Journal/NORC a été mené du 11 au 18 juin auprès de 1 862 électeurs américains et présente une marge d’erreur de 3,44 points de pourcentage.
Source : The Hill



