Le nombre de morts suite aux inondations dévastatrices dans le nord du Népal a augmenté à 353 personnes. La police locale a actualisé les données après la catastrophe survenue mercredi à la frontière avec le Tibet chinois. Les autorités ont également signalé plus de 1 300 personnes disparues.
Parmi les disparus, au moins 800 seraient des étrangers présents dans la région pour des randonnées ou un pèlerinage vers un site sacré pour les hindous. Selon les experts, la cause la plus probable est l’effondrement d’un glacier, qui a déclenché une inondation soudaine et massive dans la zone frontalière.
L’ampleur des destructions
Les vidéos montrent d’énormes torrents de boue et de débris engloutissant bâtiments et tout ce qui se trouve sur leur passage. Le flux a facilement emporté bus et voitures. Des centaines de personnes ont couru, paniquées, à la recherche d’un abri face à la vague d’eau soudaine.
Selon les scientifiques, notamment Simon Cox, chef du programme « Des montagnes à la mer » de l’organisation Earth Sciences New Zealand, le changement climatique aurait pu créer les conditions propices à la déstabilisation des roches et de la glace en haute altitude.
« Cela, à son tour, rend les glissements de terrain et les phénomènes en cascade, similaires à ceux observés cette semaine, plus fréquents », a-t-il déclaré.
Ce qui a pu provoquer la catastrophe
La cause exacte de la catastrophe, survenue tôt mercredi matin, reste à déterminer. Les scientifiques supposent qu’elle aurait pu commencer par une avalanche massive de glace et de roches sur les pentes nord du pic népalais Langtang Lirung. La masse de glace et de débris est tombée dans la rivière Lhende Hola du côté tibétain de la frontière.
L’effondrement initial a déclenché une chaîne transfrontalière d’événements dangereux. En conséquence, au moins six grandes centrales hydroélectriques et les installations d’un centre commercial du port de Gyirong ont été endommagés. Le cours des rivières a également été modifié sur plus de 100 km à partir du site de l’effondrement, près de la frontière avec l’Inde.
Selon Benjamin Horton, doyen de la School of Energy and Environment de la City University de Hong Kong, de telles catastrophes peuvent illustrer ce que l’on appelle un « événement combiné ». Il s’agit de situations où plusieurs facteurs naturels – séismes, perte de glaciers, fonte du pergélisol, instabilité des pentes – interagissent, produisant une catastrophe plus complexe et plus dévastatrice que chaque facteur pris séparément.
Agences : AFP, AP et Reuters. Photo : AP et AFP. Édition photo : Fernanda Corbani.
Source : La Nación



