L’Iran a décidé de passer d’une politique de défense à une stratégie « complètement offensive » en raison de l’impasse rencontrée dans les tentatives de négocier un arrêt définitif de la guerre avec les États-Unis, a déclaré un haut responsable iranien à l’agence Reuters lundi (17 août).
Les avancées dans les pourparlers de paix et la reprise du trafic des pétroliers à travers le détroit stratégique d’Ormuz se sont arrêtées. Aucun signe ne montre actuellement que les parties du conflit, déclenché par les États-Unis et Israël le 28 février, se rapprochent de sa conclusion.
« L’Iran doit être prêt à une escalade des tensions dans le détroit d’Ormuz et dans la région plus large, car il sera disposé à prendre des décisions et à agir dans des situations difficiles », a déclaré le responsable iranien. Il a ajouté que Téhéran mènerait une attaque militaire « opportune et précise » pour briser le blocus maritime imposé par les États-Unis, si la diplomatie venait à échouer.
Lundi (17 août) était la date limite fixée pour que l’Iran et les États-Unis concluent un accord final conformément au mémorandum d’entente (ME) convenu en juin et destiné à mettre fin à la guerre.
Le ME, signé le 17 juin, prévoyait un délai de 60 jours, renouvelable d’un commun accord. Durant cette période, Washington et Téhéran devaient parvenir à un accord couvrant des questions plus larges, notamment l’avenir du programme nucléaire iranien.
Or, le ME, qui imposait un arrêt immédiat et permanent des opérations militaires sur tous les fronts, s’est rapidement effondré à cause d’un différend sur le contrôle du détroit d’Ormuz.
L’Iran fixe un nouveau délai
Téhéran a affirmé que l’article 5 du ME lui conférait le droit de contrôler la voie navigable, tandis que Washington a rejeté cette interprétation. Les hostilités ont repris lorsque Téhéran a commencé à tirer sur des navires qu’il accusait de tenter de traverser le détroit par un itinéraire non autorisé.
Le président américain Donald Trump a déclaré le 7 juillet que le pacte était « terminé ». Téhéran a à plusieurs reprises accusé Washington de violer systématiquement ses engagements.
« Dans un court délai de quelques semaines fixé par l’Iran, les États-Unis doivent respecter toutes les dispositions de l’accord. C’est une condition préalable à de nouvelles négociations avec les États-Unis », a indiqué un responsable iranien à l’agence Reuters. Il a ajouté que des médiateurs transmettraient cette exigence de Téhéran à Washington et aux États de la région.
L’Iran et les États-Unis ont tous deux intensifié leur rhétorique au cours de la semaine dernière.
Dans un discours lors d’un rassemblement vendredi, Donald Trump a averti les Américains de se préparer à une nouvelle hausse des prix du carburant en raison de la guerre, et a déclaré : « Après avoir remporté notre victoire sur l’Iran… très bientôt, je déclarerai le détroit d’Ormuz territoire des États-Unis ». Plus tôt lundi, Donald Trump a publié un message sur sa plateforme Truth Social : « L’objectif numéro un est et a toujours été que l’Iran ne puisse en aucun cas, sous quelque forme ou manière que ce soit, posséder d’arme nucléaire », réaffirmant l’une de ses justifications déclarées pour la guerre.
Source : Channel NewsAsia



