Le Premier ministre du Canada : l’échec des négociations commerciales avec les États‑Unis a permis de définir les « lignes rouges » canadiennes

L’échec des négociations commerciales avec les États-Unis en août a permis au Canada de préciser davantage ses propres « lignes rouges », a déclaré le Premier ministre Mark Carney. Il a ajouté que le Canada est prêt à reprendre les discussions si un accord acceptable pour le pays est proposé.

Dans une interview accordée à Bloomberg News, le Premier ministre a souligné que pour le Canada, il ne s’agit ni d’une question de fierté ni d’ego. « Nous sommes pragmatiques et connaissons nos positions fondamentales, nos « lignes rouges » en matière de souveraineté, de culture et de liberté de conclure d’autres accords commerciaux », a précisé le Premier ministre. Selon lui, ses homologues américains comprennent peut‑être mieux ces principes après les récents événements.

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Le Canada élargit ses liens commerciaux

Malgré la situation avec les États-Unis, le Canada ne prévoit pas de ralentir ses efforts pour développer le commerce avec d’autres pays. Le Premier ministre a invité les principaux gestionnaires d’actifs mondiaux à Toronto pour le premier Sommet canadien de l’investissement, destiné à attirer davantage d’investissements directs étrangers. Après le sommet, il se rendra en France pour des entretiens visant à approfondir les relations entre le Canada et l’Union européenne.

Les négociations de haut niveau entre les États-Unis et le Canada ont échoué le 21 août en raison de désaccords sur un accord censé réduire les droits de douane américains sur des secteurs canadiens clés, notamment l’acier et l’automobile, ainsi que supprimer plusieurs restrictions commerciales canadiennes.

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Le lendemain, l’administration du président Donald Trump a imposé des droits de douane de 50 % sur les exportations canadiennes d’une valeur d’environ 20 milliards de dollars. Le Canada a répliqué par des contre‑mesures tarifaires d’un montant équivalent.

Perspectives de reprise du dialogue

Les deux parties se sont renvoyé la responsabilité de l’échec des négociations, chacune affirmant que l’autre avait formulé des exigences de dernière minute. Selon le Premier ministre, les États-Unis ont tenté de restreindre les mesures canadiennes de protection de la langue française ainsi que la capacité du pays à conclure d’autres accords commerciaux.

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Samedi, le président Donald Trump a déclaré qu’un accord avec le Canada pourrait être conclu « assez rapidement », sans fournir plus de détails. Le Premier ministre a salué ces propos et a réaffirmé la volonté du Canada de reprendre les négociations, à condition qu’elles respectent la souveraineté des deux pays et les institutions culturelles canadiennes.

« Nous reviendrons à la table des négociations quand cela aura du sens. Le Canada et les États‑Unis entretiennent des relations de très longue date. Il arrive que ces relations traversent des périodes de tension. Si nous continuons à adopter cette approche, nous finirons par parvenir à un accord », a déclaré Mark Carney.

Source : Bloomberg