Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré, lors d’une visite auprès des troupes israéliennes dans le sud de la Syrie le 9 septembre, que la République islamique d’Iran était en passe de s’effondrer. Cette affirmation intervient alors que les combats s’intensifient, la guerre au Moyen-Orient entrant dans son sixième mois.
« Il reste encore beaucoup à faire ; la tâche principale est de renverser le régime terroriste en Iran. Nous en sommes très proches. Nous savons que tout l’axe finira par s’effondrer », a déclaré Benjamin Netanyahu depuis le côté syrien du mont Hermon, en présence du ministre de la Défense Israel Katz.
La situation dans la « zone de sécurité »
Les forces israéliennes occupent une « zone de sécurité » dans le sud de la Syrie depuis les développements liés au dirigeant de longue date Bashar al-Assad en décembre dernier. Ce territoire était auparavant une zone tampon patrouillée par les forces de l’ONU, qui séparaient les armées israélienne et syrienne sur le plateau du Golan depuis 1974.
Le 9 septembre, Benjamin Netanyahu a réaffirmé qu’Israël « ne permettra à aucune armée terroriste de s’implanter à notre frontière ». Deux semaines auparavant, le ministre de la Défense Israel Katz s’était également rendu sur ces positions, suscitant la condamnation de Damas, qui a qualifié cette visite de « violation flagrante de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays ».
Activité militaire et impasse diplomatique
Depuis les événements liés à Bashar al-Assad, Israël a mené des centaines de frappes sur le territoire syrien et a effectué plusieurs incursions. Les responsables israéliens ont exprimé leur volonté de maintenir des troupes dans la « zone de sécurité », tout en œuvrant à l’établissement d’une zone démilitarisée plus étendue.
Les propos de Benjamin Netanyahu surviennent alors que les relations entre Téhéran et Washington restent dans l’impasse concernant le détroit stratégique d’Ormuz. Au cours de la semaine écoulée, les deux parties ont échangé des frappes, dans le cadre de la guerre que les États-Unis et Israël mènent contre la République islamique depuis la fin février. AFP
Source : The Straits Times



