Le gouvernement espagnol affirme avoir déjà aménagé 3 300 places sur les 6 000 prévues pour l’hébergement temporaire des migrants à Ceuta. Il s’agit des personnes restées dans la ville après l’arrivée massive par la frontière avec le Maroc le 30 juillet.
Le ministère espagnol de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations a confirmé lundi que 3 300 places d’hébergement temporaire avaient été créées au total. Selon le ministère, ces nouvelles places sont réparties dans divers centres temporaires, et le gouvernement prévoit d’augmenter progressivement leur nombre jusqu’à 6 000.
Où sont hébergés les migrants
Les nouveaux aménagements ont commencé dès lundi matin, notamment pour les femmes accompagnées de mineurs. Depuis le début de la crise migratoire, le gouvernement a mis en place des centres temporaires à Loma Colmenar (1 200 places), Loma Margarita (1 300 places), au Centre d’accueil temporaire des immigrants (CETI) de Ceuta (plus de 500 places supplémentaires), ainsi que dans des tentes installées dans le quartier de La Ípica (320 places). Ces places s’ajoutent aux 500 places permanentes dont dispose le CETI tout au long de l’année.
Le ministère souligne que le système d’aide humanitaire est constamment étendu en fonction des besoins de la ville. L’objectif final est d’atteindre progressivement 6 000 places temporaires afin que les personnes restant dans la rue puissent bénéficier de l’assistance nécessaire dans des conditions décentes, le temps que leurs dossiers soient examinés.
Les autorités locales de Ceuta et d’autres organisations demandent depuis plusieurs semaines l’expulsion des milliers de migrants toujours présents sur le territoire de la ville, un mois après l’arrivée de plus de 70 000 personnes par la frontière avec le Maroc. La question de leur hébergement est devenue un sujet de discorde avec le gouvernement central espagnol après que le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas, a refusé de mettre à disposition certains complexes sportifs municipaux pour l’accueil temporaire des migrants.
Le Premier ministre Pedro Sánchez, dans sa première interview accordée aux médias depuis le début de cette crise migratoire et humanitaire, avait déjà déclaré qu’en « un court laps de temps », la ville autonome disposerait de suffisamment de places pour héberger les migrants restés à Ceuta après l’arrivée massive de fin juillet.
Dans un entretien accordé à Cadena SER, Sánchez a indiqué que la création de 3 300 places avait été possible « grâce à un accord » conclu la semaine précédente avec le gouvernement de Ceuta. Cela a notamment permis d’augmenter le nombre de places pour les mineurs migrants, passant d’environ 200 à 1 200.
Sánchez a également déclaré qu’il était « très probable » que les migrants restés dans la ville un mois après leur arrivée massive retournent au Maroc « dans des délais raisonnables ». Selon lui, il est nécessaire d’accélérer au maximum l’examen de chaque dossier. À cette fin, les autorités ont même prévu la possibilité de mener certaines entretiens par visioconférence.
Source : 20minutos



