Pologne : Sikorski annonce une réponse ferme face à l’escalade russe à la frontière

Le Premier ministre Donald Tusk a tenu, lundi 14 septembre, une réunion avec ses ministres, les commandants de l’Armée polonaise et les représentants des services de sécurité afin de définir de nouvelles mesures pour renforcer la protection des frontières polonaises.

Le ministre des Affaires étrangères polonais Radosław Sikorski a déclaré que, face à l’escalade de la Russie, la Pologne apporterait une réponse ferme mais non provocatrice, destinée à accroître la sécurité nationale. Il a toutefois précisé qu’il ne pouvait pas, à ce stade, divulguer les détails opérationnels du renforcement de la surveillance frontalière.

Selon Radosław Sikorski, la Pologne se trouve dans une « zone grise de crise », ce qui nécessite une mise à jour de certaines procédures. Il a ajouté que des plans d’action seraient élaborés dans les plus brefs délais. Ces mesures pourraient notamment concerner la protection des populations civiles et d’éventuelles modifications législatives.

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Sikorski a également exprimé ses craintes concernant une escalade accrue près de la frontière polonaise. « Je crains que oui, car la Russie s’imagine qu’elle nous intimidera ainsi », a déclaré le vice‑Premier ministre.

Renforcement de la sécurité à la frontière

Le porte‑parole du gouvernement Adam Szłapka a indiqué sur le réseau social X que la réunion de lundi a rassemblé le ministre de la Défense nationale Władysław Kosiniak‑Kamysz, le ministre des Affaires étrangères Radosław Sikorski, le ministre de l’Intérieur et de l’Administration Marcin Kierwiński, le ministre des Finances Andrzej Domański, le ministre‑coordinateur des services spéciaux Tomasz Siemoniak, ainsi que les commandants de l’Armée polonaise et des services de sécurité.

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Plus tôt lundi, Andrzej Domański avait annoncé une rencontre avec le Premier ministre pour discuter des mesures frontalières. La veille, dimanche, Donald Tusk avait déclaré, à la suite d’attaques russes près de la frontière polono‑ukrainienne, que la coopération aux postes‑frontières serait probablement renforcée dans les mois à venir. Il avait également précisé que ce dossier serait abordé lundi avec le ministère des Finances.

Tusk a souligné que la coordination entre les douaniers, la police, les garde‑frontières et l’armée devait viser à fluidifier au maximum le trafic transfrontalier, afin d’éviter la formation de files d’attente qui, selon lui, pourraient constituer des cibles dangereuses pour la Pologne.

Provocations et attaques russes

À proximité immédiate de la frontière polonaise, deux frappes de drones ont été enregistrées dimanche matin, le 13 septembre. L’une d’elles a endommagé la locomotive d’un train de voyageurs situé à deux kilomètres de la frontière polonaise, à la gare de Jagodzin. Le portail ukrainien Suspilne a rapporté, en citant le directeur adjoint d’Ukrzaliznytsia, que le train assurait la liaison entre Kiev et Varsovie.

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Le second drone a touché une station‑service près du poste‑frontière polono‑ukrainien Dorohusk—Jagodzin.

Lundi, le vice‑Premier ministre et ministre de la Défense nationale Władysław Kosiniak‑Kamysz a annoncé que l’armée avait repéré et récupéré en mer un drone, près de la localité de Rusinowo, non loin de Jarosławiec, dans la voïvodie de Poméranie occidentale. Selon les premières constatations, il pourrait s’agir d’un drone militaire russe.

Source : Gazeta.pl