« Tout peut être remis sur la bonne voie » : Pezeshkian appelle les États‑Unis à rétablir l’accord

Le président de l’Iran Massoud Pezeshkian a déclaré mardi 1er septembre 2026 que Téhéran répondrait « immédiatement » par des mesures réciproques si les États‑Unis revenaient au respect des termes de l’accord de juin visant à mettre fin à la guerre entre les deux pays.

« Je déclare clairement que si les États‑Unis reviennent à l’exécution de leurs obligations prévues par le mémorandum d’entente susmentionné, la République islamique d’Iran prendra sans délai les mesures appropriées », a affirmé Massoud Pezeshkian lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) au Kirghizistan, selon les informations publiées sur le site de la présidence iranienne.

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Négociations et violation de l’accord

Le mémorandum d’entente (MoU) visait à mettre fin à des mois de combats entre Téhéran et Washington, qui avaient débuté fin février avec des frappes des États‑Unis et d’Israël contre l’Iran, au cours desquelles l’ancien guide suprême du pays, l’ayatollah Ali Khamenei, a trouvé la mort. L’accord s’est ensuite effondré, chaque partie accusant l’autre d’en avoir violé les termes.

« Les violations répétées par les États‑Unis de leurs obligations au titre du mémorandum d’entente d’Islamabad ont montré que l’absence de garanties efficaces d’exécution et un retour à une politique de pression et de menaces peuvent faire échouer le processus diplomatique », a souligné Massoud Pezeshkian dans un discours ultérieur lors du sommet.

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Il a ajouté que l’Iran continuait de considérer la diplomatie et les négociations comme la voie principale pour résoudre les différends. Selon lui, « une diplomatie sans bonne volonté, sans respect des engagements et sans renoncement à l’usage de la force ne peut garantir une paix durable ».

Situation dans le détroit d’Ormuz

Ces déclarations du président interviennent alors que le détroit d’Ormuz reste un point central de tension entre l’Iran et les États‑Unis, qui ont repris les échanges de tirs le 31 août après plus d’un mois de calme relatif.

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Téhéran maintient la fermeture de cette voie maritime stratégique, affirmant qu’il ne la rouvrira que si Washington satisfait ses exigences : levée du blocus maritime des ports iraniens, suppression des sanctions pétrolières et déblocage des avoirs iraniens à l’étranger, conformément à l’accord.

Le 29 août, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré que « les États‑Unis doivent revenir à l’exécution de leurs engagements et à ce que leur président a signé » dans le cadre de l’accord. « Dans ce cas, tout pourra être remis sur la bonne voie », a-t-il ajouté.

Source : The Hindu