La crise de la main-d’œuvre dans l’Armée de défense d’Israël s’intensifie, alimentée par des critiques à l’encontre de la direction, qui peine à présenter un plan clair pour remédier au déficit.
Selon le journal Ma’ariv, les alertes concernant un déficit d’environ 12 000 soldats, dont 7 500 combattants, se multiplient. Parallèlement, des milliers de soldats démobilisés font face à une incertitude quant à l’avenir de leur service militaire.
Le journal souligne que les commandants de terrain et les réservistes ont exprimé leur mécontentement envers la direction de l’armée, pointant l’absence de stratégie pour pallier ce déficit et l’incertitude entourant le mécanisme de rappel des soldats récemment démobilisés. Cette situation impacte la préparation des unités de combat et la planification opérationnelle.
Craintes à long terme et défis législatifs
L’Armée de défense d’Israël redoute de perdre des compagnies de combat dans la majorité des bataillons et la fermeture de 5 bataillons à partir de janvier 2027, si une loi prolongeant le service obligatoire à 36 mois n’est pas adoptée.
Cette crise coïncide avec les controverses persistantes autour de la loi sur la conscription des Juifs ultra-orthodoxes (haredim). Les responsables militaires estiment que la prolongation du service, sans l’adoption de cette loi, ne résistera pas à un examen judiciaire.
De plus, les critiques à l’encontre de la direction de l’armée se font de plus en plus pressantes, en raison de la réduction des privilèges accordés aux réservistes et de l’incertitude prolongée à laquelle sont confrontés des milliers de soldats et leurs familles concernant l’avenir de leur service.
Source : Sky News Arabia



