Israël affirme que ses troupes resteront au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza sans limite de temps malgré l’accord de paix entre les États-Unis et l’Iran

L'objectif est de protéger les frontières et les communautés israéliennes des éléments djihadistes.

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Israël a déclaré que ses troupes resteraient au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza sans limite de temps, malgré l’accord de paix entre les États-Unis et l’Iran. Le ministre israélien de la Défense le 15 juin, quelques heures après que Washington et Téhéran aient convenu de poursuivre les négociations pour mettre fin à la guerre qui a duré plusieurs mois et qui a touché le Liban.

Le Premier ministre Benyamin Netanyahou et Israël Kaatz suivent une politique claire, selon laquelle l’armée de défense d’Israël (Tsahal) restera dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza pour une période indéfinie. L’objectif est de protéger les frontières et les communautés israéliennes des éléments djihadistes. La déclaration de Israël Kaatz, faite le 15 juin, ne contenait aucune référence à l’accord entre les États-Unis et l’Iran.

L’accord entre les États-Unis et l’Iran et ses conséquences

L’accord entre les États-Unis et l’Iran, conclu le 14 juin, a ouvert la voie à de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre qui a duré plusieurs mois, faisant des milliers de victimes et secouant l’économie mondiale. Le président américain Donald Trump a déclaré que cet accord permettrait de rouvrir le détroit d’Ormuz, une voie d’eau vitale pour l’économie.

Donald Trump a également ordonné « la levée immédiate du blocus maritime américain des ports iraniens ». Les détails de l’accord sont apparus dans les médias avant l’annonce officielle le 14 juin, ce qui a déclenché une vague de critiques et de mécontentement parmi les Israéliens de tout le spectre politique du pays.

La réaction d’Israël

Deux ministres israéliens de droite ont condamné l’accord le 15 juin, insistant sur le fait que leur pays n’était pas lié par cet accord. Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir a déclaré sur son canal Telegram que « l’accord de Trump ne nous oblige pas », ajoutant : « Nous ne sommes pas partie à cet accord. Il ne garantit pas notre sécurité ».

Ces déclarations de Itamar Ben Gvir constituent la première réaction d’un responsable israélien à l’accord.

Source : The Straits Times