L’indice S&P 500 recule de son record sur fond de tensions au Moyen-Orient

L'indice S&P 500 recule de son record sur fond de tensions au Moyen-Orient et avant la saison des résultats. Le Nasdaq 100 est aussi en baisse.

1200x 1

L’indice S&P 500 a reculé de son niveau record, perdant 0,5 % à 14h27, heure de New York. Les investisseurs se sont concentrés sur l’escalade des tensions au Moyen-Orient et se sont préparés à une nouvelle saison chargée de résultats d’entreprises.

L’indice technologique Nasdaq 100 a également chuté de 0,4 %. Sur les 11 secteurs du S&P 500, 10 étaient en baisse, les matériaux et l’industrie étant les plus touchés. Le seul secteur en croissance était celui de l’énergie, porté par la hausse des prix du pétrole. Le rendement des obligations du Trésor américain à 10 ans est resté proche de ses plus hauts niveaux de la journée.

Quels événements influencent la dynamique du marché ?

L’escalade des tensions au Moyen-Orient est devenue un facteur clé influençant le sentiment des investisseurs. Les États-Unis et l’Iran ont échangé des tirs dans le golfe Persique. Par ailleurs, des informations faisant état d’une attaque de drone ayant provoqué un incendie dans une zone industrielle pétrolière des Émirats arabes unis ont accru les inquiétudes. Cette flambée de violence remet en question le sort d’un cessez-le-feu de quatre semaines dans la région.

La semaine dernière, les solides résultats financiers des géants de la technologie avaient contribué à propulser l’indice S&P 500 vers des niveaux records. Au cours des cinq dernières semaines, la performance stable des entreprises a soutenu la croissance de l’indice de référence.

Quels risques les analystes perçoivent-ils ?

Mark Malek, directeur des investissements chez Muriel Siebert & Co., a noté dans sa note que le marché « est soutenu par la rentabilité d’un petit groupe d’entreprises véritablement exceptionnelles », et qu’il est également « lubrifié par des rachats d’actions records et par l’argent professionnel qui sait naviguer dans le chaos ». Cependant, il a également souligné un contexte complexe, incluant des tensions non résolues dans le détroit, un ralentissement de la croissance et une accélération de l’inflation. La Réserve fédérale (Fed) devrait rester en mode d’attente, alors que son nouveau président se prépare à prendre ses fonctions.

Malek a conseillé aux investisseurs de « ne pas confondre un rallye étroit à des sommets historiques avec un feu vert généralisé », soulignant la nécessité de la prudence.

Source : Bloomberg Markets