L’UE oblige Meta à ouvrir WhatsApp aux chatbots concurrents basés sur l’IA sans frais

En cas de non-respect, l'entreprise risque une amende significative.

L’Union européenne a contraint la société Meta à ouvrir sa plateforme WhatsApp aux chatbots concurrents basés sur l’intelligence artificielle sans frais. Cette décision, prise le 9 juin, exige que Meta se conforme à cette exigence dans un délai de cinq jours ouvrables dans le cadre de l’enquête antimonopole en cours menée par l’UE. En cas de non-respect, l’entreprise risque une amende significative.

La Commission européenne, qui est l’organe de surveillance numérique de l’UE, a déclaré que Meta doit garantir l’accès aux concurrents jusqu’à la fin de l’enquête. « Nous exigeons que Meta rétablisse l’accès à WhatsApp pour les assistants concurrents basés sur l’IA, pendant que nous enquêtons sur le fait que les restrictions de Meta pourraient violer les règles de concurrence de l’UE, » a indiqué la responsable de l’antimonopole de l’UE, Thérèse Ribeira. La Commission estime que cette décision aidera à prévenir un préjudice grave et irréparable à la concurrence sur ce marché en développement, car le comportement de Meta « semble, à première vue, violer les règles de concurrence de l’UE ».

Historique de l’enquête antimonopole

Cette décision fait suite à l’enquête ouverte par l’UE en décembre dernier, concernant la politique de l’entreprise américaine de bloquer l’accès aux fournisseurs d’IA, à l’exception de son propre Meta AI. En février, l’UE avait averti Meta de mesures temporaires possibles si l’entreprise ne permettait pas l’accès à WhatsApp pour les assistants concurrents basés sur l’IA. En réponse, Meta a introduit des frais d’accès, mais l’UE les a rejetés en avril, les jugeant insuffisants.

Réaction de Meta et risques

Un représentant de Meta a déclaré que l’entreprise allait faire appel de cette décision, la qualifiant de « régulation excessive ». Selon lui, cette mesure permettra à « OpenAI et à certaines des plus grandes entreprises du monde » d’accéder gratuitement, ce qui, selon lui, « est subventionné par de nombreuses entreprises européennes qui paient ».

Source : The Straits Times