La guerre avec l’Iran a coûté plus de 100 milliards de dollars aux Américains en raison de la hausse des prix de l’énergie

La hausse des prix du carburant dans le contexte de la guerre avec l’Iran a engendré plus de 100 milliards de dollars de dépenses supplémentaires pour les ménages américains. Selon un suivi des coûts publié par la Watson School of International and Public Affairs de l’Université Brown, les prix de l’essence aux États-Unis atteignent actuellement leurs sommets historiques pour cette période de l’année, avec une moyenne de 4,15 dollars le gallon. C’est la première fois que le prix moyen national dépasse les 4 dollars le gallon lors de la fête du Travail (Labor Day).

Le surcoût total pour les consommateurs aux États-Unis, lié à l’augmentation des prix de l’essence et du diesel depuis le début du conflit fin février, s’élève déjà à 101,1 milliards de dollars. En moyenne, chaque ménage a dépensé 423 dollars de plus pour l’essence et 349 dollars pour le diesel, dont le prix a atteint un record de 5,90 dollars le gallon. Au total, la charge supplémentaire représente 772 dollars par ménage.

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Prévisions concernant les prix du pétrole

Ces dépenses supplémentaires continuent de grimper à mesure que le conflit s’enlise et que le prix du Brent se rapproche à nouveau des 100 dollars le baril. Elles pourraient augmenter beaucoup plus rapidement si, comme l’a averti Goldman Sachs, les prix mondiaux du pétrole atteignaient 120 dollars le baril ou plus.

L’analyste de Goldman Sachs, Daan Struyven, a déclaré dans une note de recherche publiée dimanche qu’il s’attend à ce que les perturbations du transport maritime au Moyen-Orient se poursuivent jusqu’en 2027.

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Les prévisions actualisées de Goldman Sachs prévoient une baisse du prix du Brent à 85 dollars le baril d’ici décembre, soit 5 dollars de plus que les estimations précédentes. Pour 2027, la banque anticipe un prix moyen du Brent de 80 dollars le baril, contre une prévision initiale de 75 dollars.

Daan Struyven a noté qu’un bond brutal des prix du brut pourrait être évité, les producteurs s’adaptant aux perturbations, la demande chinoise restant sensible aux variations de prix et les stocks pétroliers terrestres n’ayant diminué que modérément, passant de 9,1 milliards de barils avant la guerre à 8,6 milliards actuellement.

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Toutefois, Daan Struyven et son équipe ont souligné que les risques pesant sur les prévisions restent nettement orientés à la hausse, surtout à court terme. Le prix du Brent pourrait dépasser 120 dollars le baril si la production des pays du Golfe Persique demeure faible ou si les attaques dans le détroit d’Ormuz et en mer Rouge s’intensifient.

Source : Yahoo