La Suède signe un contrat de 4,3 milliards d’euros pour quatre frégates françaises

La Suède a signé un contrat de 4,3 milliards d’euros pour l’acquisition de quatre frégates françaises de classe FDI.

La signature a eu lieu à Stockholm lundi 31 août, en présence du président français Emmanuel Macron et du Premier ministre suédois Ulf Kristersson. Cette étape s’inscrit dans les efforts de réarmement de la Suède, engagés depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022 et l’adhésion du pays à l’OTAN en 2024.

Le contrat a été signé par le président-directeur général de Naval Group, Pierre Éric Pommelé, et le directeur de l’Administration suédoise du matériel de défense, Mikael Granholm, à bord de la frégate française de classe FDI Amiral Ronarc’h, la plus récente. La première frégate FDI sera livrée en 2030.

Renforcement de la coopération défensive

Cette commande fait suite à un accord de décembre par lequel la France a acquis auprès du géant suédois de la défense Saab deux avions de surveillance radar et aérienne GlobalEye pour un montant dépassant 1 milliard d’euros. Stockholm s’est également joint à la dissuasion nucléaire élargie proposée par Emmanuel Macron à huit pays européens le 2 mars pour renforcer la défense européenne face à une incertitude croissante quant à la fiabilité de l’allié américain.

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Cette visite marque « une nouvelle étape » dans la coopération militaire franco-suédoise, qui contribuera à « renforcer la défense européenne et celle de l’OTAN », ont indiqué l’Élysée et la Chancellerie du Premier ministre suédois. La cérémonie de signature a eu lieu à moins de deux semaines des élections législatives en Suède, prévues le 13 septembre. Selon les sondages, la coalition de droite de Ulf Kristersson, soutenue par le parti anti-immigration Démocrates de Suède, n’est pas favorite.

Le 23 avril, Paris a accueilli la première réunion franco-suédoise sur la coopération dans le domaine nucléaire, sous la coprésidence de l’Élysée et de la Chancellerie du Premier ministre suédois. « Les travaux se poursuivent et s’intensifient », a commenté l’Élysée sans donner plus de précisions. L’Allemagne, de son côté, a annoncé en juillet sa participation aux exercices nucléaires français « dès cette année ».

La marine française participe régulièrement à des déploiements en mer du Nord, comme celui, actuel, de la frégate Amiral Ronarc’h, où la Russie dispose d’une présence militaire importante. La France contribuera également aux forces terrestres avancées de l’OTAN en Finlande, sous commandement suédois, destinées à renforcer le potentiel de dissuasion de l’Alliance face à la menace russe.

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La frégate FDI, longue de 122 mètres et d’un tonnage de 4 500 tonnes, est conçue pour contrer une large gamme de menaces — de surface, aériennes, sous-marines, asymétriques et cyber, selon Naval Group. Elle peut également être utilisée pour le déploiement de forces spéciales, ainsi que de drones aériens et de surface. La frégate est équipée de missiles Aster 30, de torpilles anti-sous-marines, de missiles anti-navires et de missiles de croisière pour des frappes à longue portée.

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La France cherche à renforcer l’attractivité de son industrie de défense en Europe, notamment face à la concurrence des fabricants américains. Les pays de l’OTAN, tirant les leçons de la guerre en Ukraine, augmentent considérablement leurs investissements dans l’industrie de défense. Naval Group a déjà vendu quatre frégates FDI à la Grèce. En revanche, la Norvège a opté en 2025 pour des frégates britanniques.

Après sa visite en Suède lundi, Emmanuel Macron poursuivra sa « tournée européenne » aux Pays-Bas, puis se rendra mercredi au Royaume-Uni, où il rencontrera pour la première fois le nouveau Premier ministre Andy Burnham.

Source : Le Monde