Le président finlandais Alexander Stubb a nié que les États‑Unis fassent pression sur les alliés de l’OTAN par le biais d’un questionnaire sur leur soutien à la politique du président Donald Trump.
Interrogé par des journalistes sur le fait de savoir si le questionnaire des États‑Unis pouvait être considéré comme un moyen de pression sur les alliés, Stubb a répondu : « Je ne vois pas cela comme une pression, c’est la façon dont agit l’administration actuelle des États‑Unis ». Il a fait cette déclaration lors d’un échange avec des journalistes lors d’une visite sur les îles Åland démilitarisées, au sud‑ouest de la Finlande.
Pourquoi les États‑Unis mènent une enquête auprès des alliés
Selon Stubb, la plupart des questions du questionnaire concernent la formation de la stratégie de défense des États‑Unis. « Nous avons travaillé avec les États‑Unis dans un groupe plus restreint, où nous discutons du transfert de responsabilités au sein de l’OTAN », a-t-il déclaré.
Les États‑Unis ont envoyé aux pays membres de l’OTAN un document avec des questions sur leur soutien à la politique de Trump, car Washington réexamine sa présence militaire en Europe. Le questionnaire demande notamment si les pays ont exprimé publiquement leur soutien à la politique étrangère des États‑Unis et s’ils ont imposé des restrictions à l’utilisation de leurs bases par les militaires américains.
La position de la Finlande concernant le questionnaire
Interrogé sur le fait de savoir si la Finlande pouvait critiquer les États‑Unis dans sa réponse, Stubb a déclaré que rien ne l’en empêchait. « Nous sommes d’accord avec les États‑Unis sur certaines questions et pas d’accord sur d’autres. Avec le temps, nous répondrons également à ce questionnaire ».
La révision de la présence militaire de l’administration Trump en Europe devrait être achevée d’ici décembre. Il est largement attendu que, suite à cette révision, la présence militaire américaine dans la région soit réduite.
Source : Bloomberg



