Les Émirats arabes unis interceptent un drone en provenance d’Iran alors que les combats reprennent entre les États-Unis et l’Iran

Les Émirats arabes unis (EAU) ont annoncé avoir intercepté un drone qui s’approchait depuis l’Iran au-dessus de leurs eaux territoriales, tout en démentant les informations faisant état d’une attaque contre leur base aérienne Al-Minhad. Cet incident survient après que les États-Unis et l’Iran ont repris les hostilités pour la première fois depuis juillet.

L’armée iranienne, citée par des agences de presse iraniennes, a affirmé que, tôt lundi, des dizaines de drones avaient été lancés pour cibler des installations militaires américaines sur la base aérienne Al-Minhad aux EAU. L’incident s’est produit après que les États-Unis et l’Iran ont échangé des frappes pendant la nuit, sapant davantage les espoirs d’un règlement du conflit qui dure depuis plus de six mois.

Dans une déclaration publiée lundi sur la plateforme X, le ministère de la Défense des EAU a qualifié ces informations « d’inexactes » et a appelé le public « à s’en remettre aux sources officielles et à éviter de propager des rumeurs ou des informations erronées ». Plus tard, le ministère a indiqué que l’aviation des EAU avait intercepté un drone « au-dessus des eaux territoriales du pays, qui s’approchait depuis l’Iran ».

Reprise des hostilités et réponses

Les forces américaines ont frappé dimanche deux rampes de lancement iraniennes sur l’île iranienne de Larak, située à environ 660 km (410 miles) à l’est de l’île de Kharg, a déclaré un responsable américain. Selon les médias iraniens, l’Iran a riposté en attaquant deux bases utilisées par les forces américaines en Jordanie, ainsi que la base aérienne Al-Minhad aux EAU.

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Le ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué que les frappes en Jordanie visaient des bases américaines utilisées pour lancer et soutenir l’attaque contre Larak. L’armée iranienne a précisé que son attaque par drones contre la base des EAU ciblait les positions des troupes et des hélicoptères américains en réponse aux pertes causées par la frappe sur Larak.

L’Iran a mené une série d’attaques contre les pays du golfe Persique après que les États-Unis et Israël ont déclenché une guerre contre l’Iran fin février. Cependant, sous la pression de leurs alliés dans la région — le Qatar, l’Arabie saoudite et les EAU —, le président américain Donald Trump a annoncé le 1er août qu’il ordonnerait à l’armée de s’abstenir de nouvelles frappes contre l’Iran.

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Le conseiller du président des EAU, Anwar Mohammed Gargash, a condamné la reprise de l’escalade, déclarant que « la politique de cibler les États arabes du Golfe et la Jordanie s’est révélée être un échec ». « Les décisions politiques doivent commencer par une désescalade et le rétablissement d’une navigation normale à travers le détroit d’Ormuz », a-t-il ajouté.

Les négociations dans l’impasse

La reprise des hostilités dimanche est intervenue après que l’administration Trump a accru la pression économique sur l’Iran et ses partenaires commerciaux avec de nouvelles sanctions, tandis que les médiateurs intensifiaient leurs efforts pour relancer les négociations en vue d’un éventuel accord de cessez-le-feu. Des délégations de haut niveau de médiateurs en provenance d’Oman, du Pakistan et du Qatar se sont rendues à Téhéran la semaine dernière pour tenter de faire avancer les pourparlers visant à mettre fin à la guerre.

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Le détroit d’Ormuz reste un point de blocage majeur dans les négociations. La semaine dernière, Trump a affirmé que toutes les mines avaient été neutralisées ou retirées des eaux internationales du détroit, et que l’Iran avait été averti que tout navire posant de nouvelles mines serait détruit.

Bien que Trump ait à plusieurs reprises déclaré que le détroit d’Ormuz était ouvert, le Corps des Gardiens de la révolution islamique d’Iran a qualifié ces déclarations « de mensonge évident », confirmant que le détroit restait fermé aux navires sans autorisation de transit de l’Iran. Avant la guerre, près d’un cinquième des livraisons mondiales de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié transitaient par cette voie maritime.

Source : Al Jazeera