Les militaires américains affirment mener de nouvelles frappes contre l’Iran alors que les combats entre les deux pays ont repris.
Le Commandement central des forces armées américaines (CENTCOM) a indiqué mardi que l’armée américaine ciblait des positions du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI). Selon le CENTCOM, ces attaques constituent une réponse aux tentatives récentes du CGRI d’attaquer des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz ainsi que des militaires américains déployés dans la région.
L’Iran a déjà riposté à des frappes similaires des États-Unis, et l’incident actuel pourrait déclencher une nouvelle escalade. L’agence de presse semi‑officielle iranienne Tasnim a fait état d’explosions dans le sud du pays, notamment à Konarak, Bandar Abbas et sur l’île de Qeshm.
Nouvel échange de frappes
Les frappes de mardi s’inscrivent dans la continuité d’un échange d’attaques survenu dimanche. Ce jour‑là, l’armée américaine avait frappé l’île de Larak, dans le sud de l’Iran, et Téhéran avait répondu en tirant des missiles sur une base en Jordanie où étaient stationnés des militaires américains. Ces attaques de dimanche étaient les premières menées par les deux pays depuis juillet.
L’administration du président Donald Trump avait précédemment annoncé un changement de stratégie envers l’Iran, passant des frappes militaires à une pression économique accrue. Les États-Unis ont instauré un blocus maritime des ports iraniens, tout en menaçant les partenaires commerciaux de Téhéran de sanctions secondaires.
Lutte pour le contrôle du détroit d’Ormuz
Parallèlement, l’Iran continue d’affirmer contrôler le détroit d’Ormuz, l’une des principales voies maritimes pour le commerce mondial de l’énergie. Ces dernières semaines, Trump et ses conseillers ont déclaré que les États-Unis, malgré le blocus des ports iraniens, parviendraient à assurer le passage de millions de barils de pétrole par jour à travers le détroit.
Dans le même temps, des rapports sur des attaques contre des navires dans la zone du détroit sont signalés presque quotidiennement.
Lundi, l’Organisation britannique pour la sécurité maritime (UKMTO) a indiqué qu’un pétrolier avait été touché par trois « projectiles non identifiés » alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz.
Source : Al Jazeera



