« Maradona a arrêté de manger et de se laver, mais personne n’est intervenu » : nouveaux témoignages dans l’affaire sur la mort du footballeur

De nouveaux témoignages ont été entendus au tribunal dans l’affaire concernant la mort de Diego Maradona. Sept médecins sont accusés dans la mort de la légende du football argentin, décédé il y a six ans, le 25 novembre.

« Durant les derniers jours de sa vie, son état s’est aggravé. Il ne se levait pas du lit, ne voulait pas manger, ne voulait pas se changer ni se laver. Il ne voulait même pas de massage. J’étais là au cas où il m’appellerait, mais il ne voulait rien », a raconté Nicolás Taffarel, le masseur qui travaillait avec le footballeur durant la dernière période de sa vie. Taffarel a donné son témoignage lors d’une des audiences du procès sur la mort de Maradona, qui se déroule à San Isidro, une banlieue de Buenos Aires.

Les médecins rassuraient le masseur

Selon Taffarel, les médecins lui assuraient que tout passerait et ignoraient ses inquiétudes. « Les médecins me disaient de rester calme, que ces choses passeraient. Quand on est nerveux, on croit que tout passera, que tout se résoudra. Mais cela n’est pas arrivé », a-t-il résumé.

Après la fin des interrogatoires des témoins, le Tribunal criminel n° 7 de San Isidro recevra dans les prochains jours les conclusions finales de la commission médicale. La commission déterminera si les actions des accusés constituent un abandon en danger ou une négligence médicale. Ensuite, les débats finaux de l’accusation et de la défense auront lieu, et le tribunal rendra son verdict de première instance.

Déroulement du procès

La bataille juridique dure depuis près de six ans. L’enquête du parquet a commencé immédiatement après la mort du footballeur. En 2021, l’expertise de la commission médicale a conclu que les soins médicaux prodigués à Maradona étaient « inadéquats, insuffisants et imprudents ».

L’accusation est qualifiée d’homicide volontaire avec intention éventuelle (omicidio semplice con dolo eventuale), ce qui prévoit une peine de 8 à 25 ans de prison. Après l’inculpation, le procès n’a commencé qu’en mars 2025. Cependant, deux mois après le début de la procédure, il a été déclaré nul en raison de disputes et d’irrégularités de procédure liées à l’un des juges du collège. Le nouveau procès a commencé le 14 avril, avec deux audiences par semaine, et a déjà entendu 90 témoins.

Source : La Repubblica