Le directeur du FBI Kash Patel fait l’objet de vives critiques en raison d’un voyage prévu en octobre en Russie. Selon l’agence Politico, il pourrait être reçu par le FSB, le service de sécurité russe, successeur du KGB soviétique. Cette annonce a suscité une réaction forte tant chez les démocrates que chez certains républicains.
Occupy Democrats a écrit sur la plateforme X : « Kash Patel, l’homme qui a propagé des théories du complot pendant des années pour protéger Trump des conséquences de l’enquête sur l’ingérence russe, prévoit maintenant de se rendre personnellement en Russie et de négocier avec le même appareil de sécurité dont son agence est censée protéger l’Amérique ». Ils ont également ajouté : « Aucun directeur du FBI en exercice n’a visité Moscou depuis Robert Mueller en 2013, avant qu’il ne dirige précisément cette enquête sur l’éventuelle ingérence russe et les liens entre la campagne de Trump et Moscou, que Patel a qualifiée pendant des années de « mystification ». Réfléchissez-y ».
Réaction des politiciens face au voyage possible
Laura Loomer, une activiste d’extrême droite et alliée de Trump, a déclaré : « Notre directeur du FBI, accusé d’activités de lobbying non déclarées en faveur du Qatar, se rend en Russie, alors que la Maison Blanche prépare de nouvelles sanctions contre la Russie, qui fournit des armes à l’Iran pour tuer des soldats américains. Rien de particulier ».
Le représentant démocrate Andy Kim a souligné : « Le même jour où Trump impose un droit de douane de 50 % sur le Canada, Kash Patel annonce un voyage en Russie. Trump continue de ruiner notre réputation à l’étranger, traitant les ennemis comme des amis et les amis comme des ennemis ».
Controverses autour de la direction de Patel
La brève période de Patel à la tête du FBI a été marquée par une série de controverses, allant de rapports sur des problèmes potentiels d’alcool et des accès de colère à des vols en jet privé avec une jeune fille aux frais des contribuables.
Pour l’instant, il n’est pas clair si Patel prévoit de rencontrer le président russe Vladimir Poutine lors de son voyage. Cependant, la simple perspective de ce déplacement soulève des questions, même parmi les différents camps politiques aux États-Unis, surtout dans le contexte d’une attitude plus conciliante de l’administration Trump envers le Kremlin.
Source : The New Republic



