Les juges en France ont reconnu un possible mobile raciste à l’encontre des Blancs dans l’affaire du meurtre de Thomas Perotto dans le village de Crépol (département de la Drôme), ajoutant la circonstance aggravante correspondante. Cette information a été confirmée par Denis Dreyfus, avocat des parties civiles et de l’association des victimes du bal de Crépol, et a été précédemment rapportée par Europe 1.
Les juges d’instruction ont appliqué cette qualification à tous les mis en cause suite aux demandes de certaines parties civiles, qui ont souligné que les témoignages concernant des propos hostiles envers les personnes blanches à la fin du bal du village n’avaient pas été suffisamment pris en compte. Ils ont conclu que le crime pouvait avoir été commis en raison de l’appartenance réelle ou supposée de la victime à une certaine race, un groupe ethnique, une nation ou une religion, « dans ce cas, à la race blanche et à la nation française », a rapporté une source proche de l’affaire à franceinfo. Le procureur de Valence, Laurent de Cagny, n’a pas répondu à la demande des journalistes.
Les circonstances du meurtre de Thomas
Dans la nuit du 18 au 19 novembre 2023, des jeunes, dont certains venaient du quartier défavorisé de La Monnaie à Romans-sur-Isère, se sont affrontés avec des jeunes de Crépol après un « bal d’hiver » dans le village. Dans le chaos de l’affrontement, des couteaux ont été utilisés, entraînant des blessures graves pour quatre personnes. Parmi elles se trouvait Thomas Perotto, un lycéen de 16 ans et joueur de rugby, qui est décédé en route pour l’hôpital.
Lors de l’enquête, des témoins ont rapporté des « insultes à caractère raciste », qui, selon eux, provenaient « des deux côtés ». Cependant, le parquet, dans son réquisitoire de juin, n’a pas pris en compte « le mobile raciste des événements ». Après l’incident, 14 jeunes hommes ont été arrêtés et inculpés pour meurtre et tentative de meurtre commis en groupe organisé. Aucun d’entre eux n’a reconnu avoir porté le coup de couteau mortel.
Les prochaines étapes de la procédure
En mai, les juges d’instruction ont informé les parties de la fin de l’instruction préparatoire. Un mois plus tard, le parquet a demandé le renvoi devant la cour d’assises de 11 accusés pour des accusations de meurtre et de tentative de meurtre, sans retenir la circonstance aggravante de groupe organisé. Par la suite, toutes les parties ont soumis leurs observations, et lundi, les juges ont rendu une nouvelle ordonnance de clôture d’instruction. Ils doivent maintenant décider de renvoyer ou non l’affaire devant le tribunal, en accord ou non avec les demandes du parquet.
Source : France Info



