La France lie la violence en Cisjordanie aux sanctions contre Ben‑Gvir

Le ministre des Affaires étrangères de la France Jean-Noël Barrot a condamné mercredi la violence des colons israéliens contre les Palestiniens sur la rive occidentale du fleuve Jourdain, déclarant qu’elle justifiait les récentes sanctions de la France contre le ministre d’extrême droite de la sécurité nationale d’Israël Itamar Ben‑Gvir.

Dans un message sur le réseau social X, Barrot a noté que « ce qui se passe aujourd’hui sur la rive occidentale est absolument honteux et doit susciter chez nous tous le dégoût ». Il a expliqué que c’est précisément pour cette raison que la France a imposé des sanctions contre Ben‑Gvir, « dont les récents commentaires sont inacceptables et inhumains ». En mai, la France a annoncé l’interdiction d’entrée sur son territoire pour Ben‑Gvir.

De possibles nouvelles sanctions et coordination internationale

Barrot a également déclaré que de nouvelles sanctions pourraient être imposées contre les colons israéliens, considérés comme impliqués dans la violence contre les Palestiniens sur la rive occidentale. En juin, le Royaume‑Uni, le Canada, la France et la Norvège ont déjà annoncé des sanctions coordonnées contre les réseaux israéliens impliqués dans le financement, la facilitation et la perpétration de violences sur la rive occidentale.

Le ministère des Affaires étrangères d’Israël a rejeté les mesures de juin, déclarant que les gouvernements qui les ont imposées n’ont pas réussi à contrôler l’antisémitisme et ne font que l’aggraver avec de telles sanctions.

Des centaines de milliers d’Israéliens se sont installés parmi des millions de Palestiniens sur des terres capturées par Israël lors de la guerre de 1967. Presque tous les pays et un certain nombre d’organes des Nations Unies estiment que ces colonies violent le droit international, bien qu’Israël conteste cela, invoquant des liens historiques et bibliques avec cette terre.

Source : The Straits Times