Le Premier ministre de Lettonie déclare que le risque d’invasion militaire par la Russie est actuellement faible

L’Estonie et la Lettonie le 27 août ont confirmé qu’elles restaient vigilantes, mais que leur évaluation générale de la menace posée par la Russie n’avait pas changé. Cela est survenu malgré les rapports des médias selon lesquels le directeur de la CIA aurait averti Moscou des possibles provocations contre les pays baltes.

La visite inattendue du directeur de la CIA John Ratcliffe à Moscou le 25 août a suscité des spéculations sur son objectif. Le journal Politico, citant une source non nommée, a rapporté que l’objectif principal du voyage était «d’avertir la Russie contre toute action d’escalade contre les pays baltes».

Déclarations des responsables baltes

Ce voyage rare a eu lieu dans un contexte de tensions croissantes dans la région. Les gouvernements des pays baltes accusent la Russie de cyberattaques, de sabotage, de tentatives d’influencer l’opinion publique et de violations de l’espace aérien.

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«La menace de la Russie et les possibles provocations contre l’OTAN doivent être prises au sérieux, et les alliés agissent en conséquence», a déclaré le ministre des Affaires étrangères de l’Estonie Margus Tsahkna à Kyiv Independent. Il a ajouté : «Nous devons rester vigilants, mais l’évaluation de la menace pour l’Estonie n’a pas changé».

Sa collègue lettone Baiba Braže a soutenu sa position sur les réseaux sociaux, notant que «avec les alliés de l’OTAN, nous prenons les mesures nécessaires pour renforcer notre sécurité».

Le Premier ministre de Lettonie Andris Kulbergs a fait une déclaration encore plus ferme pour dissiper les craintes. «Je veux dire clairement au peuple de Lettonie : il n’y a actuellement aucune raison de s’inquiéter. Le niveau de la menace militaire pour la Lettonie n’a pas changé. Le risque d’une invasion militaire directe en Lettonie est actuellement faible», a déclaré Kulbergs.

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Il a également souligné : «La préparation à une menace potentielle n’est pas la même chose qu’une menace immédiate. Ces deux choses ne doivent pas être confondues». Le Premier ministre letton a mis en garde contre le fait que la situation de sécurité ne devrait pas devenir une partie de la campagne électorale, car la Lettonie élira un nouveau parlement le 3 octobre.

Réaction internationale et mesures de dissuasion

Le président américain Donald Trump a également minimisé l’importance de la visite de Ratcliffe à Moscou, déclarant que «il est là pour résoudre des questions assez routinières — je ne veux pas décevoir les gens».

Le sous-secrétaire américain à la Défense pour les questions de politique Elbridge Colby participe le 27 août à une réunion des ambassadeurs de l’OTAN à Bruxelles, où les négociations entre les États-Unis et la Russie devraient être discutées. Le législateur républicain américain Don Bacon a appelé Washington à renvoyer 5 000 militaires en Pologne et dans les pays baltes comme une démonstration claire de «dissuasion».

Par ailleurs, la Lettonie et la Lituanie ont appelé l’UE à accorder plus de soutien financier aux pays du flanc oriental du bloc pour leurs efforts de protection de la frontière extérieure commune.

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Pour le ministre des Affaires étrangères de l’Estonie Margus Tsahkna, la dissuasion reste cruciale. «Il est dans l’intérêt de l’Estonie et de l’OTAN dans son ensemble que la Russie ne se trompe pas lorsqu’il s’agit de la défense collective de l’OTAN. Plus les alliés feront clairement comprendre à Moscou que la défense collective de l’OTAN reste inébranlable, mieux ce sera».

Source : Kyiv Independent