La découverte de gaz au Suriname porte les réserves de Petronas à plus d’un milliard de barils

Cela a été annoncé par la présidente du Suriname Jennifer Simons lors d'une conférence énergétique dans la capitale Paramaribo.

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La découverte de gaz sur le plateau continental du Suriname a porté les réserves totales de la compagnie pétrolière nationale malaisienne Petronas à plus de un milliard de barils équivalent pétrole. L’annonce a été faite par la présidente du Suriname, Jennifer Simons, lors d’une conférence énergétique à Paramaribo.

Simons a qualifié cette nouvelle de « bonne nouvelle pour le pays » et a ajouté que la découverte « jette les bases de plusieurs projets pétroliers et gaziers futurs ». Le bloc 52, concerné par cette découverte, est situé sur le plateau continental et est géré par Petronas. Il s’agit de la même parcelle de fonds marins où le premier projet gazier du Suriname est déjà prévu. Le Suriname, un petit pays, aspire à suivre l’exemple de son voisin, le Guyana, pour devenir un producteur sérieux de pétrole et de gaz, et chaque nouvelle découverte rend cet avenir « un peu plus réel ».

L’importance des découvertes de gaz au Suriname

Actuellement, Petronas a réalisé huit découvertes réussies dans le Bloc 52, qui contiennent ensemble plus d’un milliard de barils équivalent pétrole — un indicateur qui combine le pétrole et le gaz en un seul chiffre. Lors de la conférence, le chef de la division exploration et production de Petronas, Mohd Jukris Abdul Wahab, a précisé que le Bloc 52 est situé sur une parcelle prometteuse de fonds marins, surnommée « la Bande dorée » (Golden Lane).

Ce chiffre significatif est crucial, car il permet de transformer des découvertes dispersées en une véritable entreprise. Un milliard de barils de ressources est suffisant pour justifier les coûteuses installations offshore, particulièrement nécessaires pour le gaz. La plus grande de ces découvertes, le gisement Sloanea, a été déclarée commercialement viable à la fin de l’année dernière. Cette décision a permis à Petronas de commencer à élaborer un plan complet de développement — une étape préalable à l’allocation des fonds. Petronas travaille sur le Bloc 52 depuis plus de dix ans, ayant signé un contrat avec la compagnie pétrolière nationale Staatsolie dès 2013. Une série de découvertes depuis lors a progressivement transformé le Bloc 52 d’un pari risqué en un projet gazier phare du Suriname.

Plans futurs et contexte régional

Le véritable test pour le projet aura lieu plus tard cette année. Petronas devrait prendre une décision d’investissement finale concernant le projet gazier du Bloc 52 d’ici la fin de 2026. C’est à ce moment-là que la découverte se transformera soit en un projet financé, soit restera une simple marque sur la carte.

Le projet envisagé est inhabituel : au lieu de transporter le gaz à terre par pipeline, il est prévu de le liquéfier sur une installation flottante ancrée en mer, connue sous le nom d’unité flottante de gaz naturel liquéfié. Le premier gaz est attendu pour environ 2030. Si le projet se concrétise, ce sera la première installation de ce type dans la région. La liquéfaction du gaz en mer permettra au Suriname de l’exporter vers des acheteurs du monde entier, évitant ainsi la dépendance à un pipeline vers un unique voisin.

La structure géologique n’est pas une coïncidence : le Suriname partage le même bassin offshore productif que son voisin, le Guyana, où une série de découvertes pétrolières géantes a transformé son économie. Les compagnies énergétiques mondiales manifestent désormais un intérêt croissant pour les eaux surinamaises dans le cadre d’un cycle de licences couvrant plus de 70 000 kilomètres carrés.

Source : The Rio Times