L’Église catholique condamne la loi sur l’euthanasie en France et appelle à la résistance

Le Parlement français a approuvé la loi sur l’euthanasie active et le suicide assisté, malgré l’opposition de l’Église catholique. Lors du vote, 291 députés ont voté « pour », tandis que 241 ont voté « contre ».

Les alliés du président Emmanuel Macron au Parlement ont présenté des propositions concernant l’euthanasie active pendant quatre ans, mais celles-ci ont été bloquées par le Sénat, dominé par les conservateurs de droite. La question a également été examinée par une assemblée citoyenne tirée au sort, qui n’est pas parvenue à un consensus, bien que 75 % de ses membres aient soutenu la proposition. Finalement, Macron a décidé de donner le dernier mot à l’Assemblée nationale, suscitant ainsi des critiques acerbes.

Réaction vive de l’Église et des médecins

« Maintenant que les parlementaires ont décidé de légaliser l’euthanasie active et le suicide assisté, ils inscrivent dans la législation française qu’il est possible de provoquer la mort », ont déclaré les évêques de l’Église catholique en France. Ils ont appelé les professionnels de la santé à « résister » et à refuser d’aider les patients qui demandent une aide pour mourir. Auparavant, le Pape Léon XIV avait tenté de convaincre le président Emmanuel Macron de changer sa position, mais sans succès.

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Dans l’ensemble, les forces traditionnelles de droite et nationalistes étaient opposées à la loi, tandis que les libéraux et la gauche l’ont soutenue. Cependant, la question a divisé les partis, et plusieurs députés ont voté contre la ligne de leur parti. Cela s’explique non seulement par des raisons religieuses, mais aussi par le fait que les médecins et les infirmières travaillant dans les soins palliatifs ont activement protesté, affirmant que la loi va à l’encontre de leur éthique professionnelle. De plus, les associations représentant les personnes handicapées et d’autres groupes vulnérables ont exprimé leur inquiétude quant aux possibles abus de la loi.

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Conditions et prochaines étapes

Conformément au texte de la loi, un citoyen français majeur ou une personne résidant en permanence en France et souffrant d’une maladie grave et progressive pourra faire une demande pour obtenir une aide à la fin de sa vie. La personne doit souffrir d’une maladie incurable ou, en raison de douleurs insupportables, décider d’arrêter le traitement. La souffrance psychique seule ne suffit pas pour obtenir une telle autorisation. Elle doit également être en mesure d’exprimer sa volonté « librement et clairement ».

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Si le médecin donne son accord, une substance mortelle sera prescrite, que le patient administre lui-même ou, si cela n’est pas possible, avec l’aide du personnel médical. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a saisi le Conseil constitutionnel français pour vérifier si le texte de la loi est conforme à la constitution. Ce processus peut prendre plusieurs mois et conduire à l’invalidation de certaines dispositions ou de l’ensemble de la loi. Si la loi entre définitivement en vigueur, la France rejoindra des pays comme la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse et l’Espagne, qui disposent d’une législation similaire.

Source : Dagens Nyheter