La Chine rejette la critique du Japon sur les dépenses militaires, la qualifiant de «non conforme aux faits»

Les commentaires de Koizumi montrent que Tokyo intensifie sa critique publique à l'égard de la Chine.

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La Chine a rejeté la critique du ministre de la Défense du Japon, Shinjiro Koizumi, concernant l’exactitude de ses dépenses militaires, accusant Tokyo d’utiliser ces arguments pour justifier l’expansion de ses propres forces armées.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré, en réponse à une question de Bloomberg News, que les affirmations du Japon sont «incohérentes avec les faits» et «remplies de défauts», visant ainsi à tromper la communauté internationale. Pékin a souligné qu’il avait déjà publié des informations détaillées sur son budget de défense, et que son ampleur, sa structure et son utilisation sont ouvertes et transparentes, il n’y a donc rien à critiquer.

L’augmentation des budgets de défense et la tension régionale

Shinjiro Koizumi a fait ces remarques cette semaine, lors de son premier entretien publié avec des médias étrangers en tant que ministre de la Défense. Selon lui, le Japon adoptera une approche transparente pour investir dans de nouvelles méthodes de guerre, notamment les drones et l’intelligence artificielle. Les commentaires de Koizumi montrent que Tokyo intensifie sa critique publique à l’égard de la Chine.

La prévision des dépenses militaires et de défense du Japon pour l’année financière en cours est d’environ 10,6 billions de yens (environ 66,1 milliards de dollars américains). Cela représente moins d’un quart du chiffre officiel des dépenses de défense de la Chine. En 2022, Tokyo a abandonné sa limite non officielle de dépenses de défense à 1% du produit intérieur brut (PIB), déclarant qu’à partir de 2027, les dépenses ciblées pour la défense atteindraient 2% du PIB. Les dépenses de défense actuelles du Japon sont légèrement inférieures au seuil de 2% du PIB, si l’on se base sur le PIB de 2022, et sont inférieures de plus de 2 billions de yens par rapport au PIB de 2025. Le Japon est sous pression des États-Unis pour augmenter davantage ses dépenses à 3,5% du PIB, ce qui correspondrait aux exigences de Washington à l’égard de ses autres alliés.

Pékin, de son côté, a critiqué les mesures de Tokyo visant à élargir les droits à l’autodéfense collective, à développer les capacités de frappe à moyenne et longue portée, ainsi qu’à assouplir les restrictions sur les exportations d’armes. Le ministère chinois a déclaré que «les forces de droite du Japon accélèrent la «remilitarisation» du pays et favorisent un «nouveau militarisme» qui menace la paix et la stabilité régionales».

Source : Bloomberg