La plus ancienne école de cinéma de Russie propose une formation gratuite en échange d’un service dans les unités de drones

L’institut russe Vserossiyskiy Gosudarstvennyy Institut Kinematografii imeni S. A. Gerasimova (VDIK) a lancé une initiative offrant une admission garantie à la faculté des opérateurs, en contrepartie de la signature d’un contrat d’un an avec le ministère de la Défense de la Fédération de Russie pour servir dans les unités de drones, selon le média indépendant Echo.

Le VDIK a annoncé le recrutement d’un «groupe cinématographique spécial». Les candidatures seront acceptées de juillet à octobre 2026. Les postulants devront passer un entretien, signer un accord avec l’université ainsi qu’un contrat d’un an pour servir dans les forces de drones. La formation pour ce groupe est prévue pour débuter en 2027.

Avantages pour les candidats et conditions du contrat

En échange de ce service, l’institut promet aux candidats une place financée par l’État, sans examens d’entrée ni concours, un logement gratuit en résidence universitaire, un «statut de vétéran des combats» avec les avantages qui y sont associés, ainsi que des «possibilités techniques et financières élargies» pour les projets cinématographiques étudiants. L’annonce précise : «Si vous avez rêvé d’étudier dans la première école de cinéma au monde — le légendaire VDIK — c’est votre chance». L’université n’a pas indiqué combien de places étaient disponibles.

Le VDIK n’est pas le premier établissement d’enseignement à offrir une formation gratuite en échange d’un service dans les unités de drones. Des propositions similaires ont déjà été faites par l’École des hautes études en économie et l’Institut polytechnique d’Irkoutsk. De tels accords se sont répandus en raison des difficultés rencontrées par le ministère de la Défense de la Fédération de Russie pour atteindre ses objectifs de recrutement dans ses unités de drones.

Sur le plan juridique, le contrat avec les unités de drones est un contrat militaire classique qui restera en vigueur jusqu’à la fin de la mobilisation. Les juristes soulignent que même après l’expiration de la durée du contrat, le commandement militaire n’est pas tenu de libérer le militaire. En pratique, la libération du service nécessite généralement des «circonstances exceptionnelles».

Source : Novaya Gazeta