La Russie a 23 juin déclaré que les États-Unis ne sont plus un « médiateur objectif » dans ses efforts pour mettre fin à la guerre en Ukraine, tout en critiquant les projets européens d’augmentation des dépenses de défense.
Les négociations menées par les États-Unis pour mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale restent effectivement gelées. Cela est survenu après que le président américain Donald Trump a recentré son attention sur le Moyen-Orient, ordonnant des frappes contre l’Iran à la fin février. Le ministre des Affaires étrangères de la Russie, Sergeï Lavrov, a déclaré 23 juin aux ambassadeurs étrangers à Moscou que « concernant les États-Unis, à en juger par leurs actions, ils semblent renoncer à toute prétention au rôle de médiateur objectif et optent plutôt pour la voie de l’escalade de la pression des sanctions sur la Russie ».
Efforts de sanctions et de négociations
Lors du sommet du G-7 en France au début du mois de juin, les dirigeants, y compris Trump, ont convenu d’augmenter la pression sur l’« économie militaire » russe en renforçant les sanctions, notamment dans le secteur de l’énergie.
Après son retour à la Maison Blanche en 2025, Trump, qui avait promis de mettre fin à la guerre en Ukraine dès son entrée en fonction, a insisté sur la nécessité de la participation des deux parties aux négociations. Cependant, la diplomatie navette sous la médiation des États-Unis a permis d’atteindre peu de progrès.
Kiev refuse de céder aux exigences de Moscou concernant le transfert de territoire, la limitation de la taille de son armée et le renoncement au soutien occidental. Des centaines de milliers de personnes sont mortes et des millions d’Ukrainiens ont été forcés de quitter leurs foyers depuis le début de l’offensive à grande échelle de la Russie en février 2022.
Source : The Straits Times

