Le gouvernement du Royaume-Uni a condamné lundi 7 septembre 2026 le « comportement intimidant et hooligan » de manifestants opposés à l’arrivée de migrants après leur traversée de la Manche. Dimanche soir, le 6 septembre, des centaines de protestataires habillés de vêtements sombres et masqués se sont heurtés à la police à Portsmouth, tentant d’empêcher les bateaux de sauvetage de débarquer les migrants. Ils ont ensuite cherché à bloquer les bus transportant les nouveaux arrivants vers un centre d’asile.
Dans une déclaration officielle, le gouvernement a souligné : « Le droit de manifester pacifiquement est fondamental pour notre démocratie, mais ce droit ne doit jamais dépasser les limites et dégénérer en troubles ». La veille, le 5 septembre, des centaines de manifestants anti-immigration masqués avaient bloqué les routes menant au port britannique de Douvres. Cette action a provoqué des embouteillages et entravé la circulation des voyageurs et des poids lourds à destination de la France.
Organisation des manifestations et migration à travers la Manche
Selon les informations disponibles, les deux actions étaient dirigées par Daniel Thomas, un allié du militant d’extrême droite Stephen Yaxley-Lennon, également connu sous le nom de Tommy Robinson. Les gouvernements britanniques successifs ont tenté d’endiguer les traversées dangereuses de la Manche, effectuées par plus de 40 000 personnes l’année dernière. Des responsables politiques, dont Nigel Farage du parti de droite Reform UK, qualifient cette situation de crise, tandis que les militants anti-immigration l’utilisent pour mobiliser leurs partisans.
Le gouvernement du Premier ministre Andy Burnham indique que, grâce au renforcement de la coopération entre les forces de l’ordre britanniques et françaises, le nombre de personnes ayant traversé le détroit cette année a diminué de plus de 40 % par rapport à 2025.
L’embarcation transportant environ 140 personnes, arrivée à Portsmouth, avait quitté la Normandie dimanche matin, bien plus à l’ouest des plages proches de Calais d’où partent la plupart de ces traversées. Le trajet s’en est trouvé nettement plus long et périlleux.
Selon un porte-parole de l’Agence maritime et des garde-côtes, des bateaux de sauvetage, un hélicoptère des garde-côtes et un avion ont été mobilisés pour l’opération de débarquement des migrants.
Source : The Hindu



