Les prix du pétrole s’orientent vers la plus forte baisse hebdomadaire du mois, malgré l’accélération du transit à travers le détroit d’Ormuz, où une attaque contre un cargo a ravivé les inquiétudes quant à la sécurité de cette voie navigable essentielle.
Le pétrole Brent est tombé sous les 73 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) se négociait près de 70 dollars vendredi. Les navires traversent désormais le détroit d’Ormuz sans entrave, suite à des avancées initiales vers un accord à long terme pour mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l’Iran, ce qui a ajouté des millions de barils sur le marché mondial. Selon les calculs de Bloomberg, les exportations depuis le golfe Persique atteignent désormais environ 75 % du niveau d’avant-guerre.
Par ailleurs, l’Arabie Saoudite a commencé à charger des pétroliers dans son terminal stratégique de Ras Tanura dans le golfe Persique, signalant une poursuite de l’augmentation de la production dans la région. Cependant, les prix du pétrole ont enregistré jeudi une hausse de plus de 2 % après qu’un porte-conteneurs, le Ever Lovely, a été touché par un projectile non identifié alors qu’il naviguait au sud-est d’Oman.
Montée des tensions et réaction du marché
Les négociations à venir entre Washington et Téhéran devraient être longues, notamment sur des questions liées à la politique nucléaire. Les contrats à terme sur le pétrole ont récemment chuté rapidement et se dirigent vers une troisième baisse hebdomadaire. « Le marché s’est calmé pendant la nuit », a observé Arne Lomann Rasmussen, analyste en chef de A/S Global Risk Management. « Il semble que le trafic à travers le détroit se poursuive ».
L’attaque a mis à mal la fragile confiance des propriétaires de navires et des équipages, bien que le transit par le couloir étroit ait continué vendredi. Plusieurs pétroliers ont fait demi-tour tôt jeudi après des rapports d’avertissements émis par la marine iranienne, tandis que l’Organisation maritime internationale a annoncé la suspension de ses opérations d’évacuation dans le détroit.
Source : Bloomberg

