Le président Donald Trump a déclaré jeudi que l’Arabie Saoudite n’enrichirait pas d’uranium dans le cadre d’un accord historique signé avec les États-Unis cette semaine. Selon Trump, cet accord n’entrera en vigueur qu’après l’adhésion de l’Arabie Saoudite aux Accords d’Abraham et la normalisation des relations diplomatiques avec Israël.
« Aucun enrichissement d’uranium n’aura lieu ! » a écrit le président dans un message sur Truth Social. Il a ajouté que l’accord « dépend entièrement de l’adhésion de l’Arabie Saoudite aux très respectés et réussis Accords d’Abraham ».
Le ministre de l’Énergie américain Chris Wright et le ministre de l’Énergie saoudien, le prince Abdulaziz bin Salman, ont signé mercredi un accord de coopération dans le domaine de l’énergie nucléaire civile. Ils ont également signé un accord bilatéral sur les garanties nucléaires.
Détails de l’accord et processus d’examen
La Maison Blanche n’a pas rendu public le texte de l’accord. Selon le ministère américain de l’Énergie, cet accord jettera les bases d’un partenariat nucléaire de plusieurs milliards de dollars entre les deux pays, prévu pour durer des décennies.
L’accord sera soumis au Congrès pour examen, a indiqué le ministère. La coopération des États-Unis avec les États étrangers dans le domaine de l’énergie nucléaire civile nécessite un tel examen conformément à la loi sur l’énergie atomique (Atomic Energy Act).
Inquiétudes concernant une course aux armements nucléaires au Moyen-Orient
Les législateurs démocrates ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’impact de l’accord sur le Moyen-Orient. Les États-Unis et Israël ont en partie justifié la guerre actuelle contre l’Iran comme une tentative de forcer Téhéran à renoncer à ses ambitions nucléaires. Ils avaient précédemment bombardé des sites nucléaires iraniens en juin 2025.
« Cet accord provoquera une course aux armements nucléaires dans la région, ce qui réduira encore les incitations pour l’Iran à limiter son propre programme nucléaire », a déclaré le sénateur du Connecticut Chris Murphy dans un message sur les réseaux sociaux.
Source : CNBC



