Les pays du Golfe soutiennent un plan permettant à l’Iran de percevoir des frais volontaires pour le passage par le détroit d’Ormuz

Les pays du Golfe ont exprimé leur soutien à un plan proposé par Oman, qui permettrait à Téhéran de percevoir des frais volontaires pour l’utilisation du détroit d’Ormuz, rapporte Reuters en citant une source régionale. Cette initiative vise à rétablir la navigation et le commerce du pétrole sans entrave après la guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran.

Le président américain Donald Trump, qui a brusquement interrompu une série de frappes aériennes dans le cadre d’un changement de stratégie ce week-end, a déclaré que de « bonnes négociations » étaient en cours avec l’Iran, tout en menaçant de reprendre les frappes si les efforts diplomatiques échouaient. Pendant ce temps, Téhéran dément toute intention de reprendre les négociations avec les États-Unis.

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Histoire du conflit autour du détroit

Washington a relancé sa campagne aérienne début juillet, cherchant à affaiblir le contrôle de l’Iran sur le détroit d’Ormuz, par lequel transitaient environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié avant la guerre. Après les frappes des États-Unis et d’Israël le 28 février, l’Iran a effectivement fermé le détroit à tous les navires, sauf aux siens.

Un accord conclu en juin entre les États-Unis et l’Iran avait partiellement rétabli la navigation, mais il a échoué début juillet après que l’Iran a attaqué des navires empruntant un itinéraire non approuvé par Téhéran.

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Propositions et parallèles internationaux

L’Iran a proposé de gérer conjointement le détroit avec Oman, qui contrôle la rive opposée, et de prélever des frais de service sur les navires pour le passage. Les États-Unis insistent sur un retour au régime d’avant-guerre de libre navigation sans aucun paiement et affirment que des frais obligatoires violeraient le droit international.

Selon la proposition omanaise, l’Iran n’aurait pas un contrôle exclusif sur le détroit et toutes les contributions resteraient volontaires, a rapporté une source de Reuters. Un système similaire est déjà en place dans le détroit de Malacca, où l’Indonésie, la Malaisie et Singapour proposent aux navires de financer volontairement la navigation, la protection de l’environnement et les opérations de recherche et de sauvetage.

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Le ministre des Affaires étrangères de l’Iran, Abbas Araqchi, a discuté de la question du détroit d’Ormuz avec ses homologues d’Oman et d’Arabie saoudite le 27 juillet, soulignant l’importance de la coopération régionale, a indiqué le ministère des Affaires étrangères de l’Iran.

Source : The Straits Times