La Finlande rejoint l’initiative française de dissuasion nucléaire

La Finlande rejoint l’initiative de dissuasion nucléaire Forward, portée par la France, comme l’ont annoncé les gouvernements des deux pays dans une déclaration commune. En mars, la France a proposé à ses alliés européens une coopération renforcée afin de consolider la crédibilité de sa propre dissuasion nucléaire. Cette initiative prévoit des exercices conjoints, la possibilité de déployer temporairement sur le territoire des alliés des systèmes capables de porter l’arme nucléaire, ainsi qu’une concertation accrue.

Toutefois, cette initiative ne vise pas à instaurer un bouclier nucléaire formel sur le modèle américain. Le président de la Finlande, Alexander Stubb, a déclaré sur le réseau social X que l’initiative française « ne remplace pas la dissuasion nucléaire de l’OTAN et ne la double pas ». Selon lui, la Finlande agit avant tout en tant que membre de l’OTAN et de l’Union européenne et ne prévoit pas d’accueillir d’armes nucléaires sur son sol en temps de paix. Lundi après-midi, les ministres des Affaires étrangères des deux pays devaient signer un accord de coopération renforcée en matière de défense.

TOP  Lilly Wachowski appelle au boycott de « Harry Potter », accusant J.K. Rowling de financer un « génocide transgenre »

La Finlande renforce sa politique nucléaire

En juin, le Parlement de la Finlande a voté la levée de l’interdiction totale des armes nucléaires. En 2023, le pays a rejoint l’OTAN après des décennies de non-alignement militaire. Cette décision fait suite à l’agression russe contre l’Ukraine et aux craintes d’une possible attaque de la Russie contre d’autres pays européens. La Finlande partage 1300 kilomètres de frontière commune avec la Russie.

TOP  L'ONU met en garde contre les menaces de l'IA pour les droits humains, la sécurité et les institutions démocratiques

En mars, la France a annoncé une coopération accrue en matière de dissuasion nucléaire avec l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark. En mai, la Norvège a rejoint l’initiative.

Le pouvoir de décision concernant l’arme nucléaire française reste toutefois l’apanage exclusif du président de la France. Paris attend de ses alliés un soutien accru en capacités militaires conventionnelles, notamment par la fourniture d’armements à longue portée. La question de savoir si, et comment, la France pourrait déployer des armes nucléaires chez ses partenaires à l’avenir reste ouverte.

TOP  Le mariage de Donald Trump Jr. secrètement financé par un oligarque russe proche de Poutine, selon ProPublica

L’Allemagne prévoit de participer pour la première fois cette année aux exercices nucléaires français, bien qu’aucune date n’ait encore été communiquée.

Source : Der Spiegel