Trois juges femmes de la Cour pénale internationale (CPI) ont déposé une plainte contre le président américain Donald Trump et plusieurs hauts responsables de son administration, contestant les sanctions imposées par Washington qu’elles jugent illégales et constitutives d’une ingérence dans l’indépendance du système judiciaire international.
La plainte, déposée devant un tribunal de New York, a été initiée par la juge canadienne Kimberly Prost, la juge ougandaise Solomy Balungi Bossa et la juge béninoise Reine Adélaïde Sophie Alapini-Gansou.
Accusations de « peine de mort financière »
Les juges ont affirmé que les sanctions américaines visaient à exercer une « pression extrajudiciaire » pour les punir d’avoir rempli leurs devoirs judiciaires. Elles ont qualifié ces mesures de « peine de mort financière » en raison de leur impact considérable sur les opérations financières et professionnelles.
L’administration Trump avait précédemment imposé des sanctions contre plusieurs juges de la CPI, y compris le Procureur général. Ces sanctions comprenaient une interdiction d’entrée sur le territoire des États-Unis, ainsi que le gel de tout actif, opération financière ou immobilière lié à ces juges sur le territoire des États-Unis.
Raisons de l’imposition des sanctions
Ces sanctions étaient une réponse aux enquêtes menées par la CPI concernant Israël, ainsi qu’à un mandat d’arrêt émis par le tribunal en 2024 contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Les juges demandent au tribunal d’annuler les sanctions, estimant que l’imposition de telles mesures contre des juges internationaux constitue une étape sans précédent qui sape l’indépendance de la justice internationale. Outre le président Trump, la plainte vise également le secrétaire d’État Marco Rubio et le secrétaire au Trésor Scott Bessent.
Source : Sky News Arabia

