Trump approuve le développement du pipeline « Keystone Light » pour le transport de pétrole canadien

Donald Trump a approuvé le pipeline Keystone Light pour le pétrole canadien. Ce projet de 2 milliards de dollars vise à transporter plus d'un million de barils par jour, malgré l'opposition environnementale.

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Le président américain Donald Trump a approuvé le lancement du développement d’un pipeline baptisé « Keystone Light ». Il vise à transporter du pétrole brut canadien vers les États-Unis, avec une capacité potentielle de plus d’un million de barils par jour (b/j). Ce projet, d’un coût d’environ 2 milliards de dollars américains, représente une étape importante dans l’ambition du Canada de diversifier ses exportations de pétrole.

Le pipeline, proposé par la société Bridger Pipeline LLC, aura un diamètre de 36 pouces et s’étendra sur près de 1 050 kilomètres (650 miles) depuis la frontière américano-canadienne dans le comté de Phillips, Montana, jusqu’à Guernsey, Wyoming. La construction devrait débuter en 2027, avec un achèvement prévu fin 2028 ou début 2029. Initialement, le pipeline fonctionnera à un niveau d’environ 550 000 b/j.

Comment « Keystone Light » étend-il les capacités d’exportation ?

Le nom « Keystone Light » provient de sa similitude avec le projet Keystone XL, annulé par l’ancien président américain Joe Biden en 2021. L’extension du pipeline Bridger, longue de 647 miles, vise à transporter jusqu’à 550 000 barils par jour de pétrole brut canadien. La société prévoit également des raccordements potentiels au champ de pétrole de schiste de Bakken, ce qui donnerait accès à une partie significative du réseau de collecte existant de Bridger dans le Dakota du Nord.

Selon Matthew Lewis, fondateur de Plainview Energy Analytics, cette flexibilité « positionne le projet pour une future expansion potentielle au-delà de 550 000 barils par jour » et « crée une nouvelle option de marché compétitive pour les expéditeurs de Bakken ». Les analystes de Plainview Energy Analytics ont noté que le transport de bruts légers par lots pourrait permettre aux volumes de dépasser les plafonds typiques de 800 000 barils par jour pour le pétrole lourd sur une ligne de cette taille, atteignant potentiellement jusqu’à 1,13 million de barils par jour.

Quels risques le projet soulève-t-il ?

Le projet s’attend à une opposition significative de la part des groupes environnementaux, des communautés autochtones et des propriétaires fonciers. Le Montana Environmental Information Center (MEIC) a exprimé des préoccupations concernant le risque de déversements et l’impact potentiel sur les terres et l’eau du Montana. Le MEIC fait référence à l’historique du propriétaire, Bridger Pipeline LLC, une filiale de True Companies, notamment à un incident survenu en 2015 où plus de 30 000 gallons de pétrole se sont déversés dans la rivière Yellowstone près de Glendive, Montana, contaminant l’approvisionnement en eau de la ville.

Le MEIC affirme que le pipeline transportera des sources de carburant écologiquement destructrices et que le projet pourrait nécessiter une nouvelle autorisation présidentielle pour traverser la frontière.

Source : Yahoo Finance