Les États-Unis ont accusé lundi Cuba d’avoir infilité les plus hauts rangs du pouvoir à Washington, dans un contexte de pression croissante de l’administration du président Donald Trump, visant à mettre fin au régime communiste sur l’île. Dans un rapport du Département d’État américain, il est indiqué que la campagne d’espionnage de Cuba, qui dure depuis des décennies, est devenue l’une des infiltrations étrangères les plus longues et les plus dévastatrices de l’histoire américaine.
Selon le rapport, Cuba aurait infiltré les plus hauts rangs du pouvoir américain, recruté et formé des générations d’activistes américains, et soutenu une vague sans précédent de terrorisme de gauche sur le sol américain. Bien que ces accusations marquent une escalade des tensions entre les deux pays, l’espionnage entre les États-Unis et Cuba est connu depuis longtemps, et le document publié lundi apporte peu de nouvelles informations.
Renforcement de la rhétorique de la Guerre froide
La publication du rapport coïncide avec des avertissements inquiétants, proches du style de la Guerre froide, sur l’extrémisme de gauche aux États-Unis et la menace communiste, que, selon Trump, il faut éradiquer comme un cancer. Donald Trump promeut activement une telle rhétorique, indiquant à plusieurs reprises que le gouvernement cubain pourrait être le prochain après le Venezuela à tomber sous la pression des États-Unis.
En 2015, l’ancien président Barack Obama avait tenté de se rapprocher du gouvernement cubain, espérant qu’une approche diplomatique favoriserait le rapprochement après un demi-siècle d’hostilité. Toutefois, Trump a rapidement rétabli une ligne dure, réinscrivant Cuba sur la liste des États soutenant le terrorisme.
En juin, Trump a déclaré que les États-Unis prendraient presque immédiatement le contrôle de l’île des Caraïbes, située à environ 145 km (90 miles) de la Floride.
Source : NDTV Hindi



