Les États-Unis ont déployé pour la première fois l’un de leurs plus lourds bombardiers, le B-1, depuis le début de la nouvelle vague de frappes aériennes contre l’Iran il y a douze jours. Cette information a été confirmée par des responsables américains au site d’information Axios. L’utilisation du B-1 pourrait indiquer que le président Donald Trump envisage d’intensifier les bombardements quotidiens.
Selon Axios, mardi, les cibles des frappes aériennes étaient des installations du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), qui est responsable du blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran. Le B-1 a décollé d’une base aérienne au Royaume-Uni pour mener une mission de longue portée. Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM), qui supervise les opérations américaines au Moyen-Orient, n’a pas mentionné l’utilisation du B-1 dans son rapport quotidien sur les frappes aériennes de mardi.
Détails de l’opération et capacités du B-1
Les bombardements américains contre l’Iran sont principalement réalisés par des avions F-18 du porte-avions USS Abraham Lincoln, ainsi que par des F-35 et des F-16 basés dans la région, des drones et des destroyers équipés de missiles de croisière Tomahawk. Le B-1, conçu pour remplacer le B-52, est en service depuis les années 1980 et peut transporter environ 37 000 kilogrammes de bombes. Il est capable de larguer 84 bombes lourdes en une seule mission.
Le journal The Wall Street Journal a rapporté mercredi que le Pentagone déploie des avions supplémentaires en Europe et au Moyen-Orient depuis plusieurs jours afin d’offrir à Trump davantage d’options militaires s’il décide d’escalader le conflit. Des unités américaines de forces spéciales ont également été envoyées dans la région, et des bombardiers comme le B-1 sont en état d’alerte.
L’une des principales cibles des États-Unis pourrait être Pickaxe, un site construit par l’Iran à environ cent mètres sous terre. Les États-Unis et Israël soupçonnent que l’Iran pourrait utiliser le complexe Pickaxe pour relancer son programme nucléaire, qui a été considérablement endommagé l’année dernière par des bombardements américano-israéliens. Trump a déclaré à plusieurs reprises que Pickaxe serait attaqué. « Nous attaquerons bientôt cette zone, et très intensément », a-t-il réaffirmé mardi.
Source : de Volkskrant



