Avant la mort de Khamenei, son bureau discutait de la préparation aux protestations et d’une possible attaque des États-Unis et d’Israël

Selon le média Noor News, lié aux structures de sécurité iraniennes, la dernière réunion dans le bureau d’Ali Khamenei avant sa mort en février était consacrée à la préparation à d’éventuelles protestations massives, ainsi qu’à la réponse à une possible attaque des États-Unis et d’Israël.

Dans son rapport, publié vendredi, Noor News a indiqué que la frappe, qui a tué Khamenei et plusieurs hauts commandants militaires, n’a pas eu lieu lors d’une réunion plénière du Conseil de défense de l’Iran, mais pendant les travaux d’un comité subordonné, dirigé par son secrétaire.

Préparation aux menaces potentielles

Selon Noor News, ce comité était dirigé par Ali Shamkhani. Ses membres discutaient de la mise en œuvre d’un plan global pour mobiliser des ressources, du personnel, des structures et des équipements afin de répondre aux possibles protestations, tout en évaluant également le scénario d’une attaque potentielle des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.

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Le média affirme que la direction iranienne considérait la situation comme une « menace multiforme », combinant le risque d’une frappe militaire extérieure et de troubles intérieurs. C’est pourquoi la préparation à ces deux scénarios est devenue l’une des principales priorités. Selon les informations de Noor News, la nécessité de telles mesures a particulièrement augmenté après les protestations nationales de janvier 2026.

Selon Noor News, Ali Khamenei a rejeté la proposition de transférer la responsabilité de ce plan au secrétariat du Conseil suprême de la sécurité nationale et a chargé Ali Shamkhani de superviser personnellement sa mise en œuvre. Le média souligne également que Khamenei et Shamkhani ont insisté sur la nécessité de minimiser le nombre de victimes parmi les civils et les manifestants, ce qui a conduit au développement de nouveaux équipements et procédures pour contrôler les rassemblements de masse.

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Conséquences des protestations de janvier

Les protestations de janvier ont été déclenchées par la hausse des prix, l’effondrement de la monnaie nationale et le mécontentement accumulé envers le gouvernement. Ce qui avait commencé comme des manifestations économiques a rapidement dégénéré en une crise politique nationale, poussant les autorités à recourir à la coupure d’Internet, à des arrestations massives et à la répression violente des manifestations.

En parallèle, selon Iran International, lors de la répression des 8 et 9 janvier, les forces de sécurité ont tué plus de 36 500 personnes. Le média précise que cette estimation repose sur des documents gouvernementaux secrets et d’autres matériaux consultés par sa rédaction.

Selon Noor News, la frappe sur le lieu de la réunion a eu lieu précisément pendant les travaux du comité. À la suite de l’attaque, le média affirme que Ali Shamkhani et plusieurs hauts commandants militaires ont été tués. D’après ses informations, la réunion était consacrée à la préparation à des menaces militaires extérieures simultanées et à d’éventuels troubles intérieurs.

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Ali Khamenei est mort le 28 février lors des premières heures de la guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran. Selon les rapports, il a été tué lors d’une frappe aérienne coordonnée sur un complexe protégé à Téhéran, faisant partie d’une opération plus large contre la direction militaro-politique du pays. Plus tard, des images satellites ont révélé des destructions importantes sur le site du complexe. Khamenei, qui dirigeait l’Iran depuis 1989, avait 86 ans. Après sa mort, l’Assemblée des experts a nommé son fils, Mojtaba Khamenei, nouveau Guide suprême.

Source : Iran International