La France commence à taxer les vêtements bon marché de Shein et Temu

À partir de mardi, la France introduira une taxe sur les produits de la mode ultra‑rapide, qui atteindra progressivement près de 20 euros (2,32 dollars américains) par article de vêtement, ciblant les grandes plateformes asiatiques de commerce électronique, notamment Shein et Temu.

Cette taxe s’inscrit dans le cadre des efforts plus larges du gouvernement visant à freiner des géants asiatiques du commerce électronique comme Shein, Temu et AliExpress, dont la popularité a fortement augmenté en France ces dernières années.

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Législation et critères

La taxe est mise en place conformément à une loi adoptée par le Parlement français en juin, qui vise à réguler les entreprises de « mode ultra‑rapide » — des fabricants connus pour vendre de grands volumes de vêtements de mauvaise qualité à des prix extrêmement bas.

Le ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre a déclaré vendredi, lors de la publication des détails de la mesure : « Les effets néfastes de la mode ultra‑rapide sur notre environnement et notre économie sont bien connus et documentés ».

Selon cette législation, la « mode ultra‑rapide » sera définie selon deux critères : le volume de vêtements mis sur le marché et le coût de réparation des articles par rapport à leur prix d’achat.

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La taxe par article variera selon une échelle définie en fonction de l’évaluation de chaque produit selon ces deux critères.

À partir de 2026, les entreprises paieront des taxes qui s’élèveront, par exemple, à 50 centimes pour un sous‑vêtement classé dans la catégorie de la mode ultra‑rapide, 2 euros pour un t‑shirt, 9 euros pour un jean et 12 euros pour une veste.

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Source : South China Morning Post